Près de 200 personnes ont manifesté samedi devant le centre de rétention du Canet (14e) pour protester contre la rétention administrative des sans-papiers. Après avoir rebaptisé la rue Lavie, où se trouve le centre en « boulevard de la honte », les manifestants se sont fait entendre. Casseroles, sifflets, crécelles... « tout est bon pour que les détenus sachent que l'on est avec eux », explique une manifestante. « Nous demandons la fermeture de ces camps et l'arrêt total des rafles de sans-papiers », explique Régine Aparicio, la présidente départementale de la ligue des Droits de l'Homme.
Pour Richard Ruffel, membre du réseau éducation sans frontières à l'origine du rassemblement, il s'agit également de protester contre une directive européenne. « Le délai de rétention en France est de 32 jours. Une directive européenne pourrait le rallonger à 18 mois. Nous voulons en informer la population », indique-t-il. Organisées dans le cadre de la première journée européenne d'action contre l'enfermement des étrangers et la répression des sans-papiers, une quarantaine d'autres actions de ce type se sont déroulées en France devant des centres de rétention.