Législatives: Maire, sénateur, Stéphane Ravier «abandonne tout» s'il est élu député

POLITIQUE Le maire frontiste du septième secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements) s’explique sur cette candidature inattendue…

Propos recueillis par Mathilde Ceilles

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Stéphane Ravier

Stéphane Ravier — C.GONTHIER // 20 MINUTES

  • Stéphane Ravier avait déclaré dans un premier temps ne pas se porter candidat
  • S'il est élu, il restera toutefois conseiller municipal

Il est l’un des deux seuls sénateurs frontistes. Alors qu’il disait ne pas vouloir briguer un mandat de député il y a quelques mois, Stéphane Ravier, maire FN du septième secteur de Marseille, sera finalement candidat dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, face notamment à Richard Miron (LR), Anne di Marino (PS) ou encore Sarah Soihili (La France Insoumise).

Vous aviez dit dans un premier temps ne pas être candidat avant de changer d’avis. Pourquoi ?

Marine a su se pencher comme je lui avais demandé sur la situation très locale. A Paris, ce n’était pas leur priorité, ils avaient la présidentielle en tête. Mais cette circonscription est dans une situation particulière, puisque la députée sortante, Sylvie Andrieu, a été définitivement condamnée (pour détournement de fonds publics fin 2016, ndlr).

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Malgré tout, la circonscription n’est pas une circonscription acquise d’avance pour le Front national (En 2012, Stéphane Ravier avait perdu l’élection législative de quelques centaines de voix). J’ai réussi à convaincre Marine Le Pen et la commission d’investiture que j’étais le mieux placé pour remporter l’élection, de par ma notoriété. J’ai la responsabilité de ce qui est fait ici. C’est Ravier qui récolte les fruits pourris et les bons fruits. Et je pense que ma candidature peut inciter plus d’électeurs à se déplacer, qui se disent : « Stéphane Ravier, on sait ce qu’il pense et qu’il fait ».

Vous êtes déjà sénateur, maire… Dans un contexte où l’on parle de renouvellement de la classe politique, si vous êtes élu député, que ferez-vous ?

Il y a renouvellement, j’ai 47 ans ! S’il s’agissait d’un confort politico-personnel… vous savez, je suis sénateur et maire ! Plus heureux que moi, je ne sais pas si ça existe ! Ce n’est pas par confort que j’agis, parce que j’aurais pu rester dans cette situation jusqu’en octobre, et même au-delà car les élections sénatoriales vont peut-être être reportées. Le 18 juin, c’est terminé ! De facto, la loi fait qu’il n’y a pas de cumul, mais j’écourte ce confort. Je n’hésite pas à abandonner cette situation de cumul. Et c’est normal que le chef se lance dans la bataille avec ses troupes, localement. On m’aurait dit sinon : « Il n’y va pas parce qu’il a peur, il préfère rester bien blotti dans son fauteuil de sénateur, pépère ! ». Mais là, ce n’est pas un scrutin avec une liste et des pourcentages, je me lance dans la bataille.

Et si vous n’êtes pas élu ?

Ça, on verra en octobre. Mais si je suis élu, je reste conseiller municipal. Un nouveau maire sera élu au sein du conseil municipal, et ses décisions s’inscriront dans ce qui a déjà été appliqué depuis trois ans…

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En tant que leader du Front national, quelle a été votre réaction à la nomination d’Edouard Philippe comme Premier ministre ?

Ce n’est pas étonnant. C’est l’officialisation d’un système que nous dénonçons depuis des années, l’UMPS. Cela va permettre la recomposition du paysage politique français, entre les mondialistes et les patriotes. Si un candidat Debout La France se présente devant moi, et que je suis devant au second tour, j’espère qu’il appellera à faire battre Macron.

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