Violences lors de Bastia-OL: Racisme, menaces, violences, la tribune Est de Furiani n'en est pas à son coup d'essai

FOOTBALL Ce n'est pas la première fois que cette partie du stade est impliquée dans des débordements...

20 Minutes avec agences

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Des "supporters" bastiais envahissent la pelouse à la mi-temps de Bastia-OL.

Des "supporters" bastiais envahissent la pelouse à la mi-temps de Bastia-OL. — P. Pochard-Casabianca / AFP

Clairement, les supporters de la tribune Est de Furiani ne sont pas les seuls responsables des violences qui se sont déroulées ce dimanche à l’occasion du match Bastia-OL : on a même vu un stadier s’en prendre à un joueur lyonnais.

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Mais ce sont bien eux qui ont envahi la pelouse avant le coup d’envoi et donc déclenché les scènes incroyables qui ont suivi. Et ce n’est pas la première fois que cette tribune fait parler d’elle. Plusieurs fois sanctionnée cette saison, la tribune venait d’ailleurs de réouvrir après trois matchs de suspension.

Des cris racistes en direction de Balotelli. C’est de la tribune Est de Furiani que sont partis les cris de singe en direction de Mario Balotelli, lors du match Bastia-Nice, en janvier dernier. La commission de discipline de la LFP avait décidé de fermer la tribune Est pour trois matchs. Le club avait sanctionné le supporter qui avait reconnu les faits.

« On constate depuis des années que tous les faits relevés viennent de cette tribune Est de Bastia. Donc on a voulu prendre des mesures proportionnées, sachant que Bastia avait déjà pris des mesures, en bannissant du stade une des personnes mises en cause », avait alors déclaré Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline de la LFP

Le Parisien Lucas menacé au moment de frapper un corner. C’est aussi un supporter de la tribune Est qui a tenté de frapper le parisien Lucas avec une hampe de drapeau, lors de la première journée de Ligue 1, l’été dernier. Après avoir minimisé les événements, évoquant la « simulation » du parisien, le club avait sanctionné ce « supporter ». La tribune Est avait été fermée pour un match par la LFP.

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Des face-à-face très tendus avec les joueurs et les dirigeants. Au cours de cette saison galère pour les Bastiais, englués en fin de classement, plusieurs échauffourées ont éclaté après des matchs. Après la défaite contre Lille, le parking des officiels avait par exemple été envahi par environ 500 supporters.

Des échauffourées avaient déjà éclaté après un match nul contre Saint-Etienne. Le groupe de supporters Bastia 1905, qui occupe la tribune Est, avait reconnu sur sa page Facebook « qu’une vingtaine de membres s’étaient spontanément rendus devant les grilles de la tribune Nord afin de rappeler les joueurs à la réalité. » Selon leur récit, les dirigeants du club avaient alors « proféré des insultes et proposé des un-contre-un aux supporters. »

Des membres de Bastia 1905 au tribunal pour une affaire de violences à Reims (où un Bastiais a été éborgné). C’est une affaire très complexe : en février 2016, à Reims, des violences éclatent entre des supporters de Bastia 1905 et des CRS. Un des supporters perd un œil, touché dit-il par un tir de flash ball. Huit autres supporters ont été placés en garde à vue. Ils étaient jugés en appel en février dernier : des amendes allant de 90 à 900 euros ont été requises.

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Conséquence de cette affaire, plusieurs supporters de Bastia 1905 ont été mis en examen en novembre 2016 pour association de malfaiteurs, après la découverte d’explosifs en marge d’une manifestation de soutien. Des manifestations qui ont à plusieurs reprises dégénéré.