Marseille: Un homme abattu en pleine rue au fusil à pompe, un suspect interpellé

FAITS DIVERS Un homme de 21 ans a été abattu au fusil à pompe vendredi soir, en pleine rue, dans le 3e arrondissement de Marseille...

O.A. avec AFP

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La portion  de l'avenue Camille-Pelletan, à Marseille, où un homme a été abattu le 3 mars 2017

La portion de l'avenue Camille-Pelletan, à Marseille, où un homme a été abattu le 3 mars 2017 — Google Street View

Les enquêteurs privilégient la piste du règlement de compte. Un homme de 21 ans a été tué par balles en pleine rue, vendredi soir dans le troisième arrondissement de Marseille.

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Si l’hypothèse de police se vérifie, il s’agira du quatrième règlement de comptes de l’année dans la cité phocéenne.

Une voiture l’attendait

Les faits, révélés par le journal La Provence, se sont produits vers 23h30, devant un bar-PMU de l’avenue Camille-Pelletan, à environ un kilomètre de l’hypercentre de Marseille.

La victime sortait de l’établissement lorsqu’elle a été visée de cinq coups de fusil à pompe, tirés depuis une voiture qui l’attendait sur l’avenue, a détaillé, auprès de l’agence AFP, le procureur de la République à Marseille.

Le jeune homme, touché d’au moins une balle dans la tête, a tenté de fuir pendant une centaine de mètres avant de s’écrouler.

Une personne a été interpellée par la police plus tard dans la nuit, à Septèmes-les-Vallons, où la voiture des tueurs a été retrouvée en feu, a complété Xavier Tarabeux.

Originaire du quartier

Le représentant du parquet précise que l’enquête a déjà livré des éléments « qui laissent penser qu’il s’agit d’un règlement de comptes »

Selon La Provence, le jeune homme visé par les tirs était originaire du quartier. Le procureur de la République indique qu’il était connu de la justice pour des vols avec violence ou des usages de stupéfiants.

La police judiciaire a été saisie de l’enquête.

Trois règlements de compte en février

Selon le parquet de Marseille, la ville a connu trois règlements de comptes cette année, un net ralentissement après une année noire en 2016, qui avait vu 29 personnes, selon la préfecture, mourir dans ce type d’homicides, souvent entre bandes de trafiquants rivales.

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Le 7 février, Mehdi Remadnia, considéré comme le chef de l’un des quatre principaux clans de trafiquants de drogue marseillais, qui se livrent une guerre sanglante pour le contrôle du marché, était tué à l’arme automatique à Allauch, à quelques kilomètres de Marseille.

Le deuxième règlement de comptes a été déploré une semaine plus tard, avec une spectaculaire fusillade entre véhicules sur l’autoroute A55, à l’ouest de Marseille, qui a fait un mort.

Le 23 février, c’est un homme de 53 ans qui était tué en plein jour à l’Estaque, un quartier de Marseille, des faits aussi considérés comme un règlement de comptes par le parquet de Marseille.