Karl Rose derrière ses avocats.
Karl Rose derrière ses avocats. - BERTRAND LANGLOIS

La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté incompressible de 22 ans, a été requise ce mercredi à l’encontre de Karl Rose, jugé depuis une semaine par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour avoir tué trois personnes avec une kalachnikov.

« C’est une planification »

L’avocat général Olivier Couvignou a demandé aux jurés de prendre en compte « l’altération du discernement » de l’accusé, mais de la placer « dans son juste périmètre » et de « conserver » la peine maximale prévue par la loi. « Une peine inférieure, même de 30 ans, serait une roulette russe infligée à la société », au vu de la « dangerosité maximale » de l’accusé, a-t-il poursuivi.

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« Le mot préméditation est faible. Ce n’est pas une préméditation, c’est une planification sur le plan technique, sur le plan financier, sur le plan opérationnel », a-t-il rappelé, après avoir détaillé la minutie avec laquelle l’accusé avait acheté l’arme neutralisée et les pièces détachées, et l’avait remise en état, un processus qui a duré deux ans.

Le verdict très attendu

Le 25 avril 2013, après une banale dispute avec son père, Karl Rose, âgé alors de 19 ans, a tué Serge Shorjian, Patrice Martinez et Pierre Tanneux au hasard dans les rues d’Istres (Bouches-du-Rhône) et blessé Louisa Aissa-Olivieri avec une kalachnikov achetée sur internet et remise en état de fonctionnement.

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Après une équipée meurtrière d’un quart d’heure, il s’était livré à une patrouille de police, à laquelle il avait déclaré : « C’est moi, j’ai pété un câble. » Le verdict est attendu jeudi.

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