La blancheur de la toile était si belle que la jeune femme y avait posé ses lèvres maquillées de rouge. Rindy Sam, une trentenaire de Martigues qui avait embrassé fin juillet un tableau de l'artiste américain Cy Twombly, comparaît aujourd'hui devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour «dégradation d'oeuvre d'art».
Le tableau fait partie d'un triptyque intitulé Phaedrus estimé à deux millions d'euros par la collection Lambert, qui organisait l'expo où le baiser a eu lieu.
«J'assume mon acte. Cette toile blanche m'a inspirée», a déclaré Rindy Sam, qui a refusé de comparaître dans le cadre d'une procédure de «plaider coupable».
«Elle parle d'amour, mais c'est un viol», a de son côté dénoncé le directeur de la collection Lambert. L'artiste, la collection et le propriétaire de l'oeuvre se sont portés parties civiles.