Pour le projet de parc national des calanques, c'est un coup d'accélérateur symbolique. Hier, Jean-Claude Gaudin s'est officiellement prononcé en faveur de la création du parc. Une annonce qui intervient plus d'un an après le vote d'une loi réformant le statut des zones protégées, donnant un pouvoir de gestion plus important aux collectivités locales. « Au départ, il y avait de nombreuses inquiétudes, a raconté le maire. Il y a quantité de propriétaires dans le massif, il a fallu lever les réticences de tous. Même s'il reste des gens encore sceptiques, il faut une gestion plus moderne de cet espace. »
Concrètement, le groupement d'intérêt public (GIP), présidé par le maire du 5e secteur, Guy Teissier, devrait être prolongé trois ans afin de piloter le projet. D'ici à la fin de l'année, un dossier va être constitué et transmis au ministère de l'Ecologie, en vue d'être « pris en considération ». A partir de là, le GIP pourra se pencher sur le projet de parc en lui-même, notamment ses limites. Car c'est désormais sur ce point que les associations écologistes se mobilisent. « C'est un beau jour, mais nous restons vigilants, notait hier Victor-Hugo Espinosa, président d'Ecoforum. Il faut maintenir la pression pour définir les limites du futur Parc. » Entre autre motif d'inquiétude, le devenir du Mont-Rose, une ancienne batterie militaire aujourd'hui à l'abandon, que la mairie veut transformer en « hébergement hôtelier de qualité ». Les associations, qui dénoncent un « nouveau grignotage » des calanques, veulent en faire le siège administratif du futur parc. Une manifestation est prévue demain à 14 h 30, en haut de la Canebière, pour défendre ce projet.