Marseille: Le préfet de police dément l'existence de camps d'entraînements au tir

POLITIQUE Le préfet de police a démenti dimanche les propos tenus par la sénatrice maire du 8e secteur…

A.R.

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Le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez à l'école "La source" à Marseille, le 11 janvier 2015

Le préfet de police des Bouches-du-Rhône Laurent Nunez à l'école "La source" à Marseille, le 11 janvier 2015 — BERTRAND LANGLOIS AFP

Il est formel : il n’y a pas de camps d’entraînements de tirs à Marseille. Laurent Nuñez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, a démenti dimanche l’existence de tels camps dans certains quartiers de la ville.

« Il n’y a pas de camps d’entraînements à Marseille »

« La violence à Marseille serait incarnée par l’existence de camps d’entraînements je le conteste, a souligné le préfet de police. Sur le secteur qui a été cité comme pouvant potentiellement accueillir un camp d’entraînement, à savoir la cité de la Bricarde (15e), nous avons vérifié et depuis le 1er janvier de cette année nous avons eu deux appels au 17. Les policiers se sont déplacés et n’ont rien constaté », a expliqué Laurent Nuñez.

« Nous sommes en contact avec le chef d’établissement et de tels faits ne nous ont pas été rapportés : nous voulons démentir, il n’y a pas de camps d’entraînements à Marseille », a-t-il ajouté.

Un mur de protection dans une école

« J’en suis à demander que l’on monte un mur dans une école pour que les balles des kalachnikovs ou des fusils ne se retrouvent pas dans la cour de récréation, dans l’espoir que jamais un enfant ne sera blessé, avait souligné mercredi Samia Ghali, la maire des 15 et 16e arrondissements lors de l’émission Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio.

« Dans les quartiers, vous avez des camps d’entraînements et des gens s’entraînent à tirer », avait-elle assuré.

​Une version confirmée vendredi dans La Provence par le directeur du centre social de La Bricarde. « Plusieurs fois par semaine, on entend des coups de feu dans la cité. Selon moi, soit ils s’entraînent, soit ils testent les armes, soit c’est une technique d’intimidation », avait-il raconté dans le quotidien régional.​