Récolte de cerises. (Illustration)
Récolte de cerises. (Illustration) - C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Depuis un an, des magistrats français mènent une enquête sur une entreprise d’intérim espagnole, Terra Fecundis, au motif qu'elle ferait travailler à très bas coût et au mépris des règles sociales des milliers de Sud-Américains dans des champs du sud de la France.

La justice soupçonne cette société de « fraudes aux prestations de services internationales ». Etablie à Murcia, dans le sud de l’Espagne, Terra Fecundis envoie chaque année de manière temporaire « plusieurs milliers de personnes », venues en majorité d’Equateur, dans des exploitations agricoles des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault, du Gard ou de l’Ardèche.

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Des esclaves du 21e siècle

L’entreprise (de droit espagnol) les envoie en France comme des travailleurs « détachés », dont l’emploi sous de strictes conditions est permis par la législation, mais « sans respecter les règles sociales et fiscales qui s’imposent en France », a indiqué mardi le procureur de Marseille, Brice Robin.

Ces ouvriers agricoles touchent un salaire de 800 à 900 euros par mois, plus élevé que ce qu’ils pourraient toucher dans leur pays mais très en deçà des normes françaises. Les syndicats, et notamment la CGT, dénoncent depuis des mois leurs conditions de travail, parlant même « d’esclaves du 21e siècle ».

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