Récolte de cerises. (Illustration)
Récolte de cerises. (Illustration) - C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Depuis un an, des magistrats français mènent une enquête sur une entreprise d’intérim espagnole, Terra Fecundis, au motif qu’elle ferait travailler à très bas coût et au mépris des règles sociales des milliers de Sud-Américains dans des champs du sud de la France.

La justice soupçonne cette société de « fraudes aux prestations de services internationales ». Etablie à Murcia, dans le sud de l’Espagne, Terra Fecundis envoie chaque année de manière temporaire « plusieurs milliers de personnes », venues en majorité d’Equateur, dans des exploitations agricoles des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault, du Gard ou de l’Ardèche.

A lire : La lutte contre la fraude a rapporté plus de 14 millions d'euros en 2015

Des esclaves du 21e siècle

L’entreprise (de droit espagnol) les envoie en France comme des travailleurs « détachés », dont l’emploi sous de strictes conditions est permis par la législation, mais « sans respecter les règles sociales et fiscales qui s’imposent en France », a indiqué mardi le procureur de Marseille, Brice Robin.

Ces ouvriers agricoles touchent un salaire de 800 à 900 euros par mois, plus élevé que ce qu’ils pourraient toucher dans leur pays mais très en deçà des normes françaises. Les syndicats, et notamment la CGT, dénoncent depuis des mois leurs conditions de travail, parlant même « d’esclaves du 21e siècle ».

Droit de réponse exercé par la société « Terra Fecundis Ett »

Le 1er mars 2016, 20 Minutes.fr publiait « Des milliers » d’esclaves « sud-américains dans les exploitations agricoles du sud de la France » un article précisant selon le Point presse de monsieur Brice Robin, procureur de Marseille, que Terra Fecundis, entreprise d’intérim espagnole, faisait l’objet d’une enquête pour fraude aux prestations de services internationales en détachant ses ouvriers sans respecter les règles sociales et fiscales françaises ; et, compte tenu de ces accusations, monsieur Francisco Lopez, son dirigeant, entend rétablir la vérité à laquelle ont droit les lecteurs.

Monsieur Robin enquête, depuis 18 mois, pour comprendre comment il est possible que des salariés détachés en France, « esclaves du 21ème », soient payés 800 euros ; il recherche les auteurs et responsables ; il ne les a pas trouvés ; pour cause ; il n’y a pas plus de coupables qu’il n’y a d’esclaves !

Juste l’envie de raconter une histoire ;

L’enquête peut se poursuivre ;

Terra Fecundis est honorablement connue en Espagne, où elle emploie 70 Permanents affectés et plus de 5 000 ouvriers ; elle est sereine ; après plus de 300 contrôles effectués chez les exploitants ; la France, sans doute, l’est moins ; après les plombiers polonais, elle croit avoir trouvé les travailleurs espagnols.

Clamer que les ouvriers reçoivent un salaire de 800 euros relève de l’ignorance ; les salariés détachés perçoivent mensuellement 1400 euros.

Titrer que ces salariés sont les esclaves du XXIe siècle et assimiler le détachement à celui de la « traite » relève pour le moins de la légèreté de la pensée ; et ne pourrait qu’appeler le sourire si elle n’outrageait pas tous les esclaves de la Terre ; Le lecteur appréciera !

Mots-clés :