Georges Kevin Nkoudou à Marseille le 7 février 2016
Georges Kevin Nkoudou à Marseille le 7 février 2016 - BORIS HORVAT / AFP

Le score est le même qu’au match aller (2-1). La sensation aussi : frustration. Si les enjeux ne sont plus les mêmes entre cet OM de milieu de tableau et le leader despotique du championnat, le clasico a encore ce pouvoir dingue : faire flamber tous les espoirs avant de les anéantir.

L’OM a décuplé ses forces ce dimanche soir au Vélodrome. Comme il y a quatre mois au Parc des Princes, les Olympiens auraient pu l’emporter. Les Olympiens auraient dû l’emporter.

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Le résultat est tout simplement « cruel », pour Michel, « rageant » pour Mandanda. « Marseille a fait un très, très bon match dans l’impact physique », a déclaré Blanc en conférence de presse d’après-match, mettant « intensité » et « agressivité » dans les échanges.

Diarra fantastique selon Maxwell

« On a eu du mal à développer notre jeu, a avoué le coach parisien, on aurait pu plier le match en première mi-temps, mais Marseille ne s’est pas découragé. » Pire, « ça a été très dur », selon Maxwell, pointant un Lassana Diarra « fantastique ».

« On a souffert, on n’a pas joué notre jeu », a lâché le défenseur parisien en zone mixte. Même aveu de Matuidi. « Ils ont fait un très bon match, et nous, on n’était pas au top. Mais un clasico, ça se gagne. »

« Il faut peut-être s’habituer à ne pas perdre »

Oui, et niveau réalisme, le PSG a toutes les cartes en main. Celles de l’aisance technique ne les forçant pas à s’arracher pour récupérer un ballon. Celles leur permettant, malgré des occasions pas si fréquentes, de concrétiser. Maxwell résume très bien la situation : « Chaque match est une bonne préparation [pour l’affrontement face à Chelsea en Ligue des Champions], une bonne leçon physique et tactique. » Voilà, les Parisiens en sont là. A qualifier un choc contre l’OM de « préparation ». Un petit entraînement un peu plus piquant que les autres.

Aux Marseillais de se décomplexer, eux qui sont finalement capables de faire douter l’invincible ogre de la capitale, sans dévorer Guingamp (0-0) ou Lille (1-1) à domicile. « Il faut peut-être s’habituer à ne pas perdre », a tenté Michel en analyse d’après-match, ou du moins « se servir de cette rencontre pour faire mieux », comme l’a suggéré Mandanda en zone mixte, philosophe.

Réconciliation avec les supporters

Le 4 octobre à Paris, les Marseillais s’étaient déjà transcendés, avant de s’éteindre en automne. Oui, mais le match était au Parc. Et à l’extérieur, l’OM n’a jamais vraiment eu de difficultés depuis le début de la saison.

Cette fois, s’ils n’ont pas mis fin à leur spirale sans victoire à la maison depuis le 13 septembre, les Olympiens ont repris possession de leur château. Renoué aussi avec leur public. D’où l’optimisme de Diarra. « Si on garde cet état d’esprit, ce sera très difficile de nous bouger à domicile ». Si…

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