La préfecture des Bouches-du-Rhône devrait réunir lundi prochain un comité de pilotage réunissant l'Etat, les communes et les associations afin de préparer le nouveau schéma départemental des aires d'accueil pour les gens du voyage. Le plan précédent, qui prévoyait la création de trente nouvelles aires, n'a jamais été appliqué. « Je suis un peu mal à l'aise quand je vois ça, explique Pierre N'Gahane, préfet délégué à l'Egalité des chances. On est aujourd'hui au même point qu'il y a cinq ans. »
La loi ordonne que toute commune de plus de 5 000 habitants dispose d'une aire d'accueil. Le schéma 2003-2008 prévoyait la création de trente aires supplémentaires, soit près de 1 500 places, contre près de 180 aujourd'hui. Actuellement, seules Marseille, Aix, Aubagne, Martigues et Miramas sont équipées. Et encore : seules les deux dernières ont un nombre de places conforme à la loi... Résultat : les gens du voyage occupent le plus souvent des terrains illégalement. « Nous nous refusons à les expulser quand ils sont sur des communes qui ne respectent pas leurs obligations, explique Pierre N'Gahane. Les gens du voyage sont des Français, ils doivent relever du droit commun. » Selon la préfecture, des projets d'aire pourraient être lancés dès l'an prochain à Salon, Arles, La Ciotat, Aix et Vitrolles. L'Etat compte participer au financement, à hauteur de plusieurs centaines de milliers d'euros.