Basile Boli en 2013
Basile Boli en 2013 - GERARD JULIEN / AFP

La cour d’appel de Versailles (Yvelines) a relaxé mercredi l’ex-footballeur Basile Boli qui était poursuivi pour abus de confiance dans la gestion d’une association de coopération avec l’Afrique qu’il dirigeait, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes.

Soupçon de détournements de fonds

L’ancien défenseur central de l’Olympique de Marseille et de l’équipe de France, 49 ans, et son ex-bras droit Patrick Givanovitch, ont toujours clamé leur innocence. Ils ont tous les deux été relaxés. La justice les soupçonnait d’avoir détourné 250.000 euros de fonds provenant d’une subvention entre 2007 et 2008 alors qu’ils étaient respectivement secrétaire général et délégué général de l’association Entreprendre et réussir en Afrique (ERA).

Alloué par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii, ex-Anaem), partie civile dans cette affaire, l’argent devait servir à aider des migrants d’Afrique de l’Ouest à se réinstaller dans leur pays pour y monter des projets. En 2013, le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) avait annulé la procédure les concernant en jugeant que des « carences » empêchaient les prévenus de se défendre correctement et le tribunal de statuer sur le fond. Le parquet avait fait appel. Au terme du nouveau procès, « la cour d’appel a considéré que la procédure n’était pas irrégulière mais a relaxé sur le fond, et débouté la partie civile », a indiqué à l’AFP Me Grégoire Lafarge, avocat de l’ancien footballeur.

« Cette procédure n’était pas justifiée du tout »

« C’est une très grande satisfaction pour M. Boli », s’est-il félicité en soulignant que « cette procédure n’était pas justifiée du tout ». Pour Me Martin Reynaud, conseil de Patrick Givanovitch, c’est une décision « sans surprise ».

Entré dans la légende du football français en 1993 en marquant le but de la victoire de l’OM en finale de la Ligue des Champions face au Milan AC, Basile Boli avait aussi évolué sous les couleurs de l’AJ Auxerre et des Glasgow Rangers. Après sa carrière sportive, il s’était rapproché de la vie associative, mais aussi politique. Il avait d’abord décliné une proposition du PS d’être candidat aux législatives de 2007, avant de soutenir Nicolas Sarkozy lors de la course à la présidentielle la même année.

Boli avait ensuite été nommé secrétaire national de l’UMP en charge du codéveloppement, poste qu’il n’occupe plus. Depuis septembre, il est ambassadeur de l’OM.

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