Katia Kameli, L’œil se noie. Photographie tirée du film Le roman algérien
Katia Kameli, L’œil se noie. Photographie tirée du film Le roman algérien - Katia Kameli

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, inaugure mardi 19 janvier la nouvelle exposition du Mucem baptisée Made in Algeria, généalogie d’un territoire. Organisée en collaboration avec l’Institut national d’histoire de l’art et de la Bibliothèque nationale, elle réunit des cartes, des dessins, des peintures, des photographies, des films ainsi que des œuvres d’artistes contemporains qui ont arpenté l’Algérie.

Jean Antoine Simeon Fort, vue générale de l’itinéraire depuis Constantine jusqu’à Alger - Chateau de Versailles, photo C.Fouin

Près de 200 pièces sont présentées provenant de musées français et étrangers. Made in Algeria montre ainsi « comment l’invention cartographique a accompagné la conquête de l’Algérie et sa description, précise le communiqué de présentation de l’exposition. L’espace blanc de la carte joua un rôle majeur quant à l’invention d’un territoire, de son orientation culturelle et du récit qui a été fait de lui ».

Adrien Dauzats, Le passage des Portes de fer, 1841. - RMN Grand Palais Chateau de Versailles Gerard Blot

La guerre d’Algérie, un sujet toujours aussi sensible des deux côtés de la Méditerranée, n’est pas le sujet de l’exposition, prévient le Mucem. « C’est ce qui s’est passé en amont de cette guerre qui est présentée (…). C’est une exposition dédiée à la représentation d’un pays et de sa terre, l’Algérie. Une tentative de mise à plat d’une aventure moderne qui a commencé il y a plus de deux siècles et dont les effets durent jusqu’à aujourd’hui : la fabrique coloniale d’un territoire ».

L’exposition, qui est accompagnée de plusieurs conférences en février et mars, est ouverte jusqu’au 2 mai 2016.

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