Jules César défilant sur son char dans les rues d'Arles. Ce n'était pas avant J. C., mais hier. A l'occasion du festival Arelate, la ville redécouvrait son glorieux passé latin le temps d'une semaine de reconstitutions historiques, de projections, d'expos et de démonstrations. « A Arles, la romanité se trouve à chaque coin de rue, mais on n'y fait presque plus attention, d'où notre volonté de créer ce festival, explique Danielle Vallette, présidente de l'association Peplum, organisatrice des festivités. La manifestation existe depuis vingt ans, et beaucoup de participants sont des habitués. » Avant le traditionnel défilé romain, chaque soir dans la ville, avec centurions armés jusqu'aux dents et belles en toge, les visiteurs ont ainsi pu assister à de nombreux spectacles, comme des courses de chars ou des exercices de la légion romaine. Mais ce sont les combats de gladiateurs, héros incontestés de l'Antiquité, qui ont le plus attiré les foules. C'est l'équipe de Brice Lopez, un ancien prof d'arts martiaux, qui assure le spectacle, plus vrai que nature. « On fait près de trois cents combats par an, » explique ce passionné, qui a même ouvert un parc sur le thème des gladiateurs à Beaucaire, dans le Gard. Au cours du festival, des cours de gladiature étaient d'ailleurs au programme pour les jeunes visiteurs, avec instructions en latin ! Chaque enfant est reparti avec son diplôme de combattant et les derniers conseils du maître, qui en a profité pour tordre le cou à certains clichés. Par exemple : « Le pouce en l'air ou en bas pour décider de la vie du combattant, c'est une invention d'un peintre sur un tableau du XIXe siècle », explique-t-il. Ou encore : « Les gladiateurs n'étaient pas des esclaves, mais des combattants libres. »
Cette année encore, le festival a déjà attiré près de 10 000 personnes. Il s'achève ce soir avec une ultime soirée théâtre aux thermes de Constantin.
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Le festival Arelate en images