Pour les pêcheurs professionnels du Rhône, le coup est rude. Jean-Luc Fontaine, président de l'association Rhône aval Méditerranée, officie depuis vingt-deux ans sur le fleuve. « Aujourd'hui, je suis à la rue, déplore-t-il. Les aides, ça ne m'intéresse pas. Je veux travailler ! » Il propose une solution : ouvrir à la dizaine de pêcheurs concernés dans son association certains étangs qui leur sont pour l'instant interdits. Selon les services vétérinaires, la contamination n'a en effet pas atteint ces étendues d'eau, tout comme le petit Rhône, lui aussi préservé.
Les pêcheurs ont été reçus à la préfecture ainsi qu'à la direction départementale de l'agriculture et de la forêt, qui devrait prochainement leur envoyer un questionnaire pour évaluer l'impact économique des mesures sanitaires pour chacun.