Ce jeudi, c’était « petit pois au jus, bloc de poisson, kiri, biscuit ». Un repas pris sur le stock des écoles. Depuis le 23 novembre, des menus de substitution sont servis dans les cantines des écoles suite à un conflit social au sein de la Sodexo, en charge de préparer habituellement 53.000 repas par jour. Un préavis de grève a été déposé le 16 novembre par les syndicats. Ils souhaitaient négocier sur les conditions de travail, les RTT et la revalorisation des salaires. Un protocole d’accord a été signé avec la direction. Au total, 23 salariés ont continué la grève et ont été mis à pied.

« Résultat : plus de produits frais, des boîtes de conserve réchauffées et des plats froids sont au menu de nombreuses cantines scolaires, ce qui est inacceptable pour le bien-être des enfants », dénonce le mouvement départemental des parents d’élèves de l’enseignement public des Bouches-du-Rhône (MPE13).

« Ma fille a très faim et l’on est obligé de payer »

« C’est aberrant, l’école ne m’a même pas informée de la modification des menus sinon je n’aurais pas mis ma fille à la cantine, s’énerve une maman dont l’enfant est scolarisé dans le 12e arrondissement. On ne peut même pas apporter un pique-nique pour nos enfants et au goûter, ma fille a très faim et l’on est obligé de payer ».

« Les repas servis ces derniers jours sont des repas prévus pour ce type de situation. Ils répondent à toutes les normes de sécurité alimentaire et de traçabilité. Nous sommes bien conscients qu’ils doivent rester exceptionnels, souligne dans un communiqué André Verneaux, le directeur de la cuisine centrale. Le retour à la normale interviendra dès la semaine prochaine ».

La ville de Marseille qui a confié en 2011 la totalité du marché de la restauration scolaire pour 7 ans à la Sodexo, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. De son côté, MPE 13 demande la déduction du « montant, total ou à minima partiel, de tous ces repas de substitution servis aux enfants ».

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