Marseille-Cassis 2015: Hyper sportif, débutant ou touriste, tous les moyens sont bons pour passer la Gineste

ATHLETISME Comment se préparent les coureurs amateurs à un mois de la course?...

Christine Laemmel

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La course Marseille-Cassis en 2014

La course Marseille-Cassis en 2014 — C.Pons

Laisser le Stade Vélodrome dans son dos. Piétiner jusqu’au rond-point de Mazargues. Et entamer la Gineste. Quoiqu’il arrive, les 15.000 coureurs commenceront comme ça leur Marseille-Cassis. Mais à un mois du grand départ, ils ne partent pas tous avec le même background dans les cuisses. Ni avec la même ferveur dans l’entraînement. 20 Minutes a interrogé quatre inscrits, du sportif émérite au touriste.

Le sportif : Robin, triathlète, huit heures de sport par semaine : « Un 5 km c’est une formalité, pas Marseille-Cassis »

 

De retour au #ParcBorely pour une séance de #running ! #triathlon #FitSip #mpsport2017 #Ekoi

Une photo publiée par RobenTri (@robentri) le 22 Août 2015 à 3h02 PDT


Son pedigree : Avec 15 à 20 courses par ans, dont cinq triathlons, Robin est le coureur facile qui vous agace quand vous gambadez pépère sur la Corniche le dimanche matin.

Son entraînement : Deux séances de vélo par semaine, de deux à trois heures chacune. Deux heures de course à pied, autant de natation. Le tout avec un entraîneur rien qu’à lui. Pour la montée de la Gineste, Robin a rajouté un peu de courses fractionnées (alternance de course rapide et plus lente) et de travail en côtes. Vous pourrez le trouver sur le Chemin de l’Armée d’Afrique, dans le 10e, notamment.

Son pronostic : Robin se paye le luxe de courir Marseille-Cassis « pour la beauté du paysage ». Une formalité pour lui ? Non, « un 5 km c’est une formalité, pas Marseille-Cassis ». Le restaurateur marseillais vise le même temps qu’en semi-marathon, 1h40. « Il y a un kilomètre de moins mais la Gineste en plus », justifie le triathlète.

L’habitué : Bruno, sur le point de courir son 5e Marseille-Cassis : « Tout se joue dans la descente »

Bruno, coureur de Marseille-Cassis 2015 - B.G

 

Son pedigree : Un passif de cycliste de haut niveau. Surtout, quatre Marseille-Cassis dans les jambes. Ce qu’il aime ? La particularité de la course avec 15.000 personnes au départ et un créneau d’une heure pour acheter ta place. « Il faut être un peu plus motivé que pour la course du dimanche ».

Son entraînement : Une heure de course une fois par semaine, doublée voire triplée deux mois avant la course. Quatre semaines avant, Bruno travaille les montées « pour le rythme cardiaque » et ses foulées dans l’autre sens. « Dans l’ascension, je gère l’effort. Je souffre plus dans la descente, assure le jeune homme de 31 ans. C’est là que tout de joue ».

Son pronostic : « Ça dépend beaucoup des conditions climatiques, explique Bruno. J’ai mis 1h28 grâce au vent il y a deux ans et 1h37 une autre fois. » Cette année, tout se jouera sur l’état de son dos. Après une mauvaise chute fin juillet, Bruno souffre dès qu’il commence à courir. Il envisage même de renoncer. « Ce n’est pas sérieux de faire Marseille-Cassis si on ne sent pas apte ».

La débutante : Barbara, qui revient d’un tour du monde : « On peut être libre quand on court »

Barbara va courir Marseille-Cassis 2015. - B.P

 

Son pedigree : De la danse, des sports de combats, de la plongée. Barbara a toujours été sportive mais s’est mise à la course à pieds en février 2014, lorsqu’elle s’est installée à Marseille avec son compagnon. « On revenait d’un an et demi en Asie et en Amérique du Sud, on cherchait un beau projet. On s’est mis à la course. On peut être libre quand on court, c’est sans contrainte ».

Son entraînement : Barbara suit le programme délivré par l’organisateur de Marseille-Cassis. Deux fois 40 minutes par semaine au début, puis trois ou quatre fois en ce moment, jusqu’à 1h30 à chaque sortie. Quelques étapes en fractionnées et les collines de La Bouilladisse en guise de côtes.

Son pronostic : « Terminer » annonce l’infirmière puéricultrice de 28 ans. Avec une moyenne de 11km/h sur des 18km, la jeune femme vise moins de 2h. « Sur la dernière ligne droite, j’essaie d’être rigoureuse et surtout de ne pas me blesser mais je me sens d’attaque. »

Le touriste : Damien, ex 118 218 : « Ça me gonfle de m’entraîner »

Damien, coureur de Marseille-Cassis 2015. Ici lors de l’édition 2012. - D.F

 

Son pedigree : Il rigole Damien, mais il participera tout de même à son quatrième Marseille-Cassis en 2015. A part une année 2012 où il faisait 12 km de vélo par jour pour aller et revenir du collège où il enseigne, le Fosséen vit assez éloigné de ses baskets. « Marseille-Cassis, ça me permet de faire un peu plus de sport que d’habitude ».

Son entraînement : Cette année, c’est compliqué. Un peu de poids en trop. Et une reprise tardive. « Quand j’ai fini la course l’an passé, j’ai arrêté de courir. Chaque année, je me dis que je vais mieux me préparer. Mais en fait, ça me gonfle de m’entraîner. » Damien a couru environ une fois par mois depuis avril. Il a accéléré le mouvement en août et doublé la dose en septembre.

Son pronostic : Même déguisé en 118 218 en 2012, Damien a fini sous la barre des 2h. « Des spectateurs me demandaient où est 218, mais il était devant, il courait plus vite que moi. » L’année suivante, il termine la course en 2h15, crispé par des crampes aux mollets. Damien retrouve son temps d’1h55 en 2014. Et cette année ? « Pff… Je ne peux pas faire pire que 2h15. Je ne suis pas un gros compétiteur, je ne mets pas en danger. Oui, j’y vais un peu en touriste. »

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