Au programme des quatorze salles du Pathé de Plan de Campagne vendredi soir, un seul choix : Taxi 4. Devant le cinéma, la foule est impressionnante, rangée bien sagement en une file interminable. « Le film donne une bonne image de Marseille, même la police elle est sympa ! C'est un juste retour des choses que l'avant-première se fasse ici », lance Patricia. A l'entrée, le tapis rouge est de sortie, et bien sûr, le fameux taxi blanc, héros de la saga, trône sous le feu des projecteurs. Les flashs des appareils photos crépitent, c'est l'image qu'il faut avoir ce soir. Dimitri lui, attend depuis deux heures, pas pour le film, mais « uniquement pour apercevoir Djibril Cissé », invité de marque de ce quatrième opus. Après la bande-annonce du film projeté sur grand écran dans le hall pendant une bonne heure au son du rap et du R'n'B, Luc Besson fait enfin son entrée, lançant à la foule déjà conquise : « On est fiers de tourner Taxi depuis dix ans chez vous ! Et toutes nos excuses pour les embouteillages qu'on a créés cet été ! » L'équipe du film le rejoint. Manquent à l'appel Djibril Cissé, pris par l'OM, et Samy Naceri, retenu à quelques kilomètres seulement, à la prison de Luynes. « Il est désolé de ne pas être là ce soir et vous embrasse », lance Luc Besson. Une heure plus tôt, le producteur de Taxi jouait la même scène devant Jean-Claude Gaudin et un parterre d'élus lors d'une projection plus privée. Avec son projet de multiplexe en plein coeur du secteur Euroméditerranée, Besson se sait ici depuis longtemps chez lui.
Sarah Marengo