Le projet de loi sur la consommation prévoyant l'extension des indications géographiques protégées (IGP) aux produits manufacturés a été voté mardi. «La création des IGP permettra de sauver le savon de Marseille, qui incarne à la fois le symbole et un modèle des produits industriels et artisanaux à protéger», se félicite Valérie Boyer (UMP), députée des Bouches-du-Rhône, qui défend depuis quelques années déjà l'indication géographique. Dans la région marseillaise, les quatre dernières savonneries, Marius Fabre, le Sérail, le Midi et le Fer à cheval, sont membres de l'Union des professionnels du savon de Marseille et ont signé l'année dernière une charte de qualité garante de la composition du savon, de son procédé de fabrication et de son origine géographique. «Avec ce projet de loi, c'est à la fois le savoir-faire ancestral des maîtres savonniers et le lieu de fabrication, qui seront pris en compte pour l'attribution de l'IGP», estime ainsi Valérie Boyer. A. R.

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