Alexis Palisson inscrit un essai au Vélodrome face à Clermont en avril.
Alexis Palisson inscrit un essai au Vélodrome face à Clermont en avril.

Propos recueillis par Camille Belsoeur

Sur le pré du centre d'entraînement Ange-Siccardi, par un soleil encore estival, les ar-rières toulonnais terminent la séance du jour par du jeu au pied. Sans Alexis Palisson, déjà au frais pour des soins liés à son opération à un doigt de la main gauche de la saison dernière. L'occasion pour lui de revenir sur ses derniers mois difficiles.

Alexis, comment s'est passé votre retour sur les terrains après votre blessure à la main gauche ?

Pour moi, l'été, ça n'a pas ressemblé à des vacances. J'ai eu trois mois d'arrêt après l'opération [fin mai] et j'ai suivi des soins pendant toute cette période. Le plus dur, ça a vraiment été les 15 premiers jours. Depuis mon retour dans le groupe, j'ai fait un seul match comme titulaire. Le week-end dernier, j'ai même joué avec les espoirs du RCT. Je ne suis pas du genre à faire du physique le dimanche.

Il y a une très forte concurrence à l'aile, avec Habana, Delon Armitage, Mitchell... Penses-tu pouvoir regagner une place de titulaire ?

J'espère évidemment jouer un petit peu. Je suis là pour prendre du temps de jeu, être là quand on a besoin de moi. Après, si je ne joue pas du tout, je ne compte pas faire une saison blanche. Si je ne joue pas, à un moment j'envisagerai de partir.

Dans ces moments-là, l'équipe

de France on y pense encore ?

Les Bleus, c'est une seconde étape. Je dois d'abord jouer en club et si c'est le cas, je penserai à l'équipe de France. Mais je n'abandonnerai jamais l'idée d'y jouer.

Pour revenir au RCT, quelle ambition anime le groupe cette saison ?

On est des compétiteurs, on vise les deux tableaux cette saison : le Brennus et la coupe d'Europe.