Les amateurs de voyage connaissent bien le rendez-vous. Le Festival des Globe Trotters tient sa 27e édition du 25 au 27 septembre à l’Opéra de Paris-Sud. L’occasion, comme chaque rentrée, de découvrir une quarantaine de films tournés aux quatre coins du monde et d’échanger conseils, bons plans et bonnes infos. On y parle destinations mais aussi budget, organisation pratique ou partage des photos sur les réseaux sociaux.

«Voyager n’est pas réservé à une élite», martèle Didier Jehanno, co-fondateur d’Aventure du bout du monde, association à l’origine de ce festival et qui réunit 4.000 adhérents en France. «Ce n’est pas si difficile que cela, il est possible de faire des choses sympa à budget serré», poursuit-il en livrant quelques pistes.

1/Prendre le temps

La multiplication des vols low-cost a certes permis de réduire la facture, mais rien ne vaut une fois sur place de prendre le temps. «D’autant plus si on a moins d’argent, il faut manger sur les marchés, dormir chez l’habitant, ne pas suivre les conseils des guides de voyage mais partir dans les villages hors des sentiers battus, quitte à prendre plusieurs jours pour y aller», déclare Didier Jehanno. Pas évident si un vol retour vous attend une semaine après…

2/Définir son budget

Selon l’association, un voyage d’un an autour du monde coûte entre 10.000 et 15.000€. «Ce n’est pas plus cher qu’une voiture», sourit Didier Jehanno, avant de préciser: «En Amérique latine, on peut voyager entre 20 et 40 euros par jour, en Asie ou en Inde, cela peut être moins cher. En Europe, il faut penser à des pays comme l’Albanie, la Macédoine ou la Roumanie et aux déplacements en bus.» Bref, tout est selon lui question d’envie et de curiosité pour franchir le cap. Il invite aussi à rencontrer des personnes ayant mené un projet identique au vôtre.

3/Se renseigner sur les aides

«Pour les jeunes de moins de 30 ans, il y a des bourses et sponsors mais leur enveloppe s’est beaucoup reportée sur le service civique», indique Didier Jehanno. Ceux qui portent un projet à caractère sportif ont plus de chance d’arriver à leurs fins, avec par exemple la Guilde européenne du raid ou les bourses Expe. Didier Jehanno conseille aussi de se rapprocher des services jeunesse de la ville, du département ou de la région qui peuvent aider à financer un projet en contrepartie d’une exposition, d’une conférence, etc.

4/Penser au programme «Vacances-Travail»

Pour les 18-30 ans, il y a aussi l’option permis «Vacances-Travail» un visa qui permet de travailler sur place pour financer son voyage. Cela est déjà possible dans 8 pays (Japon, Nouvelle Zélande, Australie, Canada, Corée du Sud, Argentine, Hong Kong) et devrait bientôt l’être au Brésil, au Chili et en Colombie.

5/Faire usage de l’économie collaborative

Outre des plateformes de crowdfunding pour financer un projet de voyage et le couchsurfing pour l’hébergement, pourquoi ne pas recourir au WWOOFing. Le principe? «On travaille dans une ferme bio en échange du gîte et du couvert, ainsi on peut rester un temps dans un endroit, connaître une culture, un quotidien», explique Didier Jehanno. Chaque pays a sa propre association.

6/Opter pour le vélo

Un vélo, une tente et de bonnes cartes routières, cela reste l’une des façons les moins chères de voyager. Un des films diffusés lors du Festival des Globe Trotters rend par exemple compte de l’aventure «On the Green Road»: pendant 18 mois, deux cousins ont parcouru en vélo 18000 km et 26 pays pour aller à la rencontre de porteurs d’initiatives positives sur l’environnement.