Sophie Lemaire ne prend quasiment jamais le métro. Depuis quatre ans, cette Lyonnaise d’adoption a choisi d’enfourcher son vélo. «Je préfère être à l’extérieur et prendre le temps d’observer ce qu’il se passe autour de moi», explique la cadre commerciale et blogueuse. Il faut dire que Lyon chouchoute ses cyclistes amateurs. «Il y a 540 km de pistes, autant qu’un Lyon-Nice, détaille-t-elle. La ville est vélo-friendly.»

Du quartier de la Confluence à la colline de la Croix Rousse en passant par le vieux Lyon et les berges du Rhône: les cyclistes peuvent visiter la ville sans descendre de leurs vélos. «On peut très facilement faire le tour de Lyon en empruntant seulement les pistes cyclables en deux heures», rajoute Alexandre Théoule, co-fondateur de Lyon Bike Tour, qui propose un circuit touristique sur deux roues.

Entre Rhône et Saône

On commence la balade par le fleuve et la rivière de la ville. «C’est ce qu’il y a de plus agréable à parcourir», reconnaît Gilles Bertin, créateur de Lyon-Visite, Web-guide amateur. Les berges gauches du Rhône ont été spécialement aménagées pour que les voitures ne puissent y passer. Sur les rives de la Saône, les vélos sont rois.

«Le paysage est superbe, avec une vue sur Fourvière et les immeubles qui se reflètent sur l’eau», décrit Sophie Lemaire. Les cyclistes continuent à l’extrême sud, dans le quartier en pleine expansion de Confluence. Les plus courageux peuvent ensuite grimper en haut de la colline de la Croix Rousse. «Les points de vue sur la ville sont superbes, admet Sophie Lemaire. La descente est quant à elle, reposante.»

Le poumon de la ville

Ensuite, les cyclistes prennent la direction des 105 hectares du fameux parc de la tête d’or. «C’est le poumon vert de Lyon et un paradis pour les vélos, raconte Gilles Bertin. On flâne dans les roseraies, le zoo ou encore les serres tropicales.» Pour boucler la visite, il faut se rendre dans la vieille-ville.

«Ici, ce n’est pas vraiment aménagé mais on peut tout de même s’y balader à vélo, regrette Alexandre Théoule. Sur les pavés, c’est un peu comme Paris-Roubaix.» Pour conclure la journée de la plus belle des manières, les sportifs peuvent toujours garer leurs vélos devant un bouchon et savourer l’une des nombreuses spécialités lyonnaises.