Les huit départements rhônalpins en 415 km. Voilà ce que peuvent traverser les cyclistes en empruntant la Viarhôna. Cette vélo-route relie le lac Léman à la mer Méditerranée en suivant le cours du Rhône. Entre haute-montagne, plaines, lacs, massifs et vergers, ce long tracé permet de visiter la région d’un autre point de vue.

De Seyssel à Belley

Cet itinéraire d’une trentaine de kilomètres serpente entre Savoie et Haute-Savoie. «On longe tour à tour les deux rives du Rhône», détaille Marine Sonot, conceptrice de parcours pour le Vélo Voyageur, agence de voyage spécialisée. Les paysages environnants se composent de crêtes et de plateaux, entrecoupés de lacs. Au milieu du parcours, les cyclistes rejoignent l’ancien port de Chanaz, au bord du canal de Savières. «C’est un petit bijou médiéval», affirme Marine Sonot. Ensuite, le parcours longe le lac de Massignieu. Les sportifs descendent de leurs vélos à Belley, ville natale de Brillat-Savarin.

De Belley à Groslée

« Encore peu connu des touristes, c’est mon coin fétiche », avoue Marine Sonot. Les 40 km de ce tronçon sillonnent le Rhône sauvage, typique de la région du Bugey. «Ici, les paysages sont extrêmement variés, explique Sabrina Chauvet, conseillère en séjour pour l’office de tourisme du Bugey Sud. On commence au milieu du massif du Grand Colombiers pour descendre vers des plaines viticoles en passant par les marais de Lavours.» Avant d’arriver à Groslée, les cyclistes gourmands peuvent faire un détour par Saint-Genix-sur-Guiers, surnommée la cité du gâteau. Les sportifs finissent leur périple à Groslée, petite ville au bord du Rhône surplombée par la montagne du Tentanet.

De Saint-Romain-en-Gal aux Sablons

«C’est un endroit magique et un terrain de jeu fabuleux pour les amateurs», commente Michel Lechaigne, président du comité de cyclisme de la Loire. Pour ce parcours, il faut enfourcher son vélo pour 33 km. Les visiteurs passent d’abord par Vienne, labellisée ville d’Arts et d’Histoire. Ensuite, le chemin continue vers les vignobles de Côte-rôtie puis traverse les vergers de la vallée du Rhône. Après quelques heures d’effort, les cyclistes retrouvent la réserve naturelle de l’île du Beurre. Une bonne occasion pour passer quelques heures avec les castors qui la peuplent.