«Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins.» Cette ode à la bicyclette, Yves Montand aurait très bien pu l’écrire en parcourant Minorque. Sur la deuxième plus grande île des Baléares, beaucoup se baladent sur deux roues.

«C’est un peu le paradis pour les amoureux de vélos, s’amuse Ingrid Bauer, qui raconte ses voyages sur Internet. Les pistes pour les cycles standards longent les routes et celles dédiées aux VTT sont plus typiques.»

Les 700 km² de cette île sont pratiquement tous accessibles à vélo, à condition d’être un minimum débrouillard. «Les routes sont très souvent étroites et sinueuses», raconte Gaël Nevoux, responsable marketing de la société de locations vacances Espagne.

Un tour de 185 kilomètres

Un séjour à vélo permet aux touristes de traverser les multiples paysages de l’île classée réserve de la biosphère par l’Unesco. «A l’intérieur des terres, ce sont des champs de blé et d’orge, décrit Romain Candau, bloggeur voyage. Sur la côte sud, on retrouve des forêts de pins et des plages de sable alors qu’au nord, les paysages sont rocailleux et les falaises, impressionnantes.»

De par sa topographie, dont le point culminant, El Toro, n’est qu’à 350 mètres, Minorque ravira les cyclistes peu adeptes des gros dénivelés. Le Camí de Cavalls, un chemin qui fait le tour de l’île en 185 kilomètres, ne peut accueillir des vélos que sur certaines portions à cause du mauvais état des routes. Cette piste, patrimoine historique de Minorque, n'est donc conseillée qu’aux vrais baroudeurs.

Seulement en deux roues

Pour les moins téméraires, «six chemins principaux permettent de visiter l’île d’est en ouest», raconte Gaël Nevoux. Les touristes profitent de ces petites distances pour découvrir les principales attractions de Minorque en commençant par les calanques et plages inaccessibles en voiture.

«Il y a une piste de vélo qui passe de village en village et notamment par les jolis Alaior et San Clemente», détaille Ingrid Bauer. Le site préhistorique de Torre Llafuda peut facilement être atteint en deux petites heures en partant de Ciutadella, l’ancienne capitale de l’île.

Dans les environs de la deuxième ville la plus importante, Mao-Mahon, une route amène les cyclistes aux navettas de Rafal Rubi, des tombeaux préhistoriques très bien conservés. Enfin, les plus courageux peuvent aussi pédaler jusqu’au château de Santa Agueda d’où le panorama mérite à lui seul ses quelques heures d’efforts.