Quand on pense à la ville de Dubaï, les premières images qui reviennent en mémoire, ce sont les gratte-ciel, les îles artificielles. Mais, comme le précise Valérie Amy, guide touristique à Dubaï depuis 2009, «il faut sortir de ces idées reçues, le territoire est habité depuis 3 000 ans avant Jésus-Christ». Alors, pour découvrir et comprendre la mégalopole des Émirats arabes Unis, un détour par la vieille ville s’impose.

Tout commence par le Dubaï Creek, un bras de mer de 14 km de long autour duquel se sont installés les premiers bédouins au début du XIXe siècle. Pour traverser le canal, il faut monter dans de petits bateaux – des abras – qui fonctionnent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Pour les piétons, c’est le seul moyen d’aller de Bur Dubaï (la rive gauche) à Deira (la rive droite). Valérie Amy ne se lasse pas de la vue du Creek: «Les couleurs changent tous les jours. Selon la lumière, il est vert d’eau, olive, bleu.»
Après la mer, la terre. «Pour revenir aux origines de Dubaï, il faut se rendre à Bastakiya», explique Valérie Amy. Ce village patrimonial n’est plus habité, mais il reste une cinquantaine de maisons qui ont été rénovées. Il s’agit des premières habitations construites par les Perses à leur arrivée à Dubaï.

Sortir des sentiers battus

On continue par la visite du Dubaï Museum, aménagé dans le Fort Al-Fahidi, plus vieux bâtiment de la région construit en 1817. «Ce musée est le parfait endroit pour comprendre la transformation ultra-rapide de Dubaï d’un village de pêcheurs en une mégalopole», commente Andrea Schulte-Peevers, auteur du guide: Pocket Dubaï  (Lonely Planet. 2015).
Pour sortir des sentiers touristiques, poursuivez votre balade vers «Indie lane» ou les docks à boutres, des endroits où vous pourrez vous «immerger dans le Dubaï d’il y a cinquante ans», raconte Rachel Rousseau, coauteur du guide: Un grand week-end à Dubaï et Abu Dhabi (Hachette Tourisme, 2014).
Elle conseille aussi de s’aventurer dans le souk aux épices «pour en prendre plein les yeux et plein les narines». Mais pour elle, la meilleure façon d’apprécier le quartier, c’est en explorant le dédale des ruelles: «C’est comme un labyrinthe, allez-y en vous y perdant, c’est la meilleure façon de s’y retrouver.»