Sur l’île de Madère, le printemps est éternel. Au large des côtes marocaines, loin de l’agitation du continent, la vie est bien calme. A Funchal, la principale ville de l’archipel, «le plus important, c’est de prendre son temps», résume Nathalie, bloggeuse voyage.

L’histoire de Funchal est relativement récente. «Madère a été découverte en 1418 par deux écuyers de Manuel 1er, raconte Jean-Philippe Follet, spécialiste de Madère pour les guides Hachette. Le roi a tout de suite compris que l’archipel serait un endroit stratégique.»

Petite cité de 76km², Funchal est adossée à la montagne et baigne dans l’océan Atlantique. «Quand on survole la ville en téléphérique, à 550 m au-dessus de l’eau, on se dit que les écuyers du roi ont bien fait de choisir ce site!», poursuit Jean-Philippe Follet.

Une ode à la nature

Malgré ses 600 ans d’existence seulement, Funchal possède un quartier historique. Santa Maria Maior, les vieilles ruelles pavées bordées de façades anciennes ramènent les touristes en plein XVe siècle. L’église Sainte-Marie Majeure, réalisation baroque, est un témoin du XVIIIe siècle.

La plus vieille rue de la ville, Santa Maria, «est une véritable œuvre d'art à elle seule, insiste Sandrine, bloggeuse sur ReverDailleurs. Chaque porte est joliment peinte par un artiste, ce qui en fait une galerie à ciel ouvert.»

Une des attractions principales de la ville est son jardin botanique. Il faut dire que l’île entière est une ode à la nature. Implanté à flanc de colline, «ce site est vraiment exceptionnel», se réjouit Jean-Philippe Follet. Sur plus de 3 hectares, les visiteurs se vont et viennent au milieu de 2 000 plantes exotiques. «Ici, on trouve des griffes de sorcières, des hibiscus ou encore des orchidées», liste Sandrine.

Parmi les nombreux parcs de Funchal, les touristes peuvent aussi flâner dans le jardin municipal de Monte, le plus visité de la capitale.

Un marché comme une palette de couleur

Pour redescendre vers le centre de Funchal, les visiteurs empruntent des «carreteras», des paniers en osier poussés par deux hommes en costume traditionnel. Dernière escale, le marché des laboureurs. «Il faut absolument y aller pour son festival de couleurs et de saveurs», conseille Jean-Philippe Follet. Poissons, fleurs, fruits et légumes: les passants flânent au milieu des dizaines d’étals tenus par des Madérois.

En soirée, rendez-vous en centre-ville sur l’une des nombreuses terrasses de l’avenue Arriaga. Une occasion de profiter de l’air marin installé sous des jacarandas, fleuris bien évidemment.