QUEBEC - Artistes et entrepreneurs ont donné un nouveau souffle au quartier montréalais.

Qu'est-ce qui combine belle vie, tendance et une pointe d’underground à Montréal? Le Mile End pardi! Au sud de la Petite Italie, et à mi chemin entre le plateau Mont Royal prisé des expatriés français et le chic quartier d’Outremont, ce secteur a tout pour plaire.

D’abord aux habitants qui affectionnent particulièrement ses «bâtiments anciens avec un certain cachet, et les beaux espaces autrefois industriels transformés en lofts», détaille Jonathan Chodjaï, directeur général des éditions Neopol, filiale canadienne du groupe Petit Futé.

Un vivier culturel

En 1997, l’entreprise française Ubisoft s’installe boulevard Saint Laurent. Elle compte aujourd’hui près de 2.500 employés, autant de bouches à nourrir au déjeuner. Pas étonnant que le quartier ait autant prospéré ces dix dernières années!

«Montréal est une ville qui change beaucoup, ses quartiers sont en constante évolution. Le Mile End jouit d’un beau renouveau, d’un regain de popularité notamment grâce aux artistes. Ce sont des gens qui se déplacent plutôt en transports en commun et qui cherchent à être centraux pour suivre les mouvements culturels», poursuit Jonathan Chodjaï.

Les membres du groupe de rock Arcade Fire, internationalement reconnu, y ont d’ailleurs leurs habitudes.Le réalisateur Xavier Dolan en a aussi fait un lieu privilégié dans l’onirique Les Amours Imaginaires (2010). Le Mile End s’y révèle définitivement comme un endroit jeune et dynamique. Et cinq ans plus tard : «Il y a beaucoup d’étudiants, observe Katia Desautels, serveuse au Cagibi Café situé au cœur du quartier. Et aussi pleins de gens qui viennent travailler avec leur ordinateur.»

Il fait bon vivre et flâner au Mile End. «Ce n’est pas un quartier qui se voit mais qui se vit», précise le directeur général des éditions Neopol.

Plus qu’un quartier

S’il ne jouit pas de monuments incontournables à visiter, le Mile End est riche tant de par sa situation géographique proche de parcs, que par ses commerces atypiques, ses disquaires, ses cuisines ethniques et son côté bohème.

C’est là qu’on peut, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, goûter les meilleurs bagels du monde, ceux de Saint-Viateur ou Fairmount selon les préférences. Mais c’est aussi là qu’il faudra vous exercer à l’anglais: «Le Mile End est une poche de bilinguisme comme on en voit peu à Montréal!», conclut Jonathan Chodjaï.