FITNESS - Notre logement a le potentiel d’une salle de fitness. Il suffit de savoir comment l’exploiter. Gilles Gissinger, cofondateur de Fysiki, site spécialiste de l'entraînement à domicile et partenaire de Se Coacher, nous conseille.

«2m² peuvent suffire.» Gilles Gissinger pourrait faire du sport dans un cagibi. Pour le cofondateur de Fysiki.com, spécialiste de l’entraînement à domicile sans matériel, toutes les pièces ou presque de notre logement peuvent se muer en salle de fitness, le temps d’une séance. « Pour faire simple, si vous ne touchez rien en écartant les bras, c’est que vous avez la place pour faire vos exercices. » Le décor est posé.

Econome et pratique, la tendance à se dépenser sans quitter son domicile revient plus forte que jamais. Il est loin le temps où le terme renvoyait à l’image de la ménagère en train de se démancher en collant/guêtres devant son téléviseur cathodique. Dépouillé de son habillage kitsch, l’entraînement à domicile va au plus simple. Des exercices courts où, au lieu du matériel habituel, le mobilier est mis à contribution. On ne parle pas de meubles à soulever ou de tables en acajou sur lesquelles s’allonger. Du point de vue de Gilles Gissinger, si votre logement compte un tapis, une chaise, et des murs, il réunit toutes les conditions pour servir de lieu d’entraînement. Difficile de se trouver une excuse.

Tapis, chaise, mur... tout un mobilier à exploiter

Le canapé et la table-basse poussés dans un coin, avant de parachever la transformation du salon en salle de fitness, il convient d’y ajouter un élément central : le miroir. «Il est important de bien préparer son environnement. Un miroir permet de voir si l’on effectue correctement l’exercice et, le cas échéant, de corriger sa position», explique Gilles Gissinger. Sitôt fait, la séance peut commencer.

Première pièce de mobilier à détourner, le tapis. Pas besoin d’en acheter un, celui de la maison, s’il est propre, fera l’affaire. Il servira de support à quantité d’exercices, du gainage aux abdominaux en passant par les pompes. L’utilité de la chaise paraît, quant à elle, moins évidente. En y posant les pieds ou les mains, elle permet de moduler le niveau de difficulté des pompes. Pieds aux sols, les mains sur l’assise de la chaise, ou de deux chaises pour les tout débutants, l’exercice devient d’un coup beaucoup plus accessible.

Appeler la baignoire en renfort

A contrario, souligne Gilles Gissinger, «en inversant la position, et la répartition des poids, le niveau augmente sensiblement». Parfait pour travailler poitrine, épaules et triceps. «Dans une salle, l’équivalent est plutôt le développé couché. Mais la pompe a l’avantage de faire travailler l’ensemble du corps, qui est gainé pour rester droit pendant l’exerice. Pour un développé couché, on ne fait appel qu’à la poitrine et aux bras.» Notez que si la solidité de la chaise paraît suspecte, le rebord de la baignoire fera aussi bien l’affaire.

La chaise intervient dans d’autres exercices utilisés par Fysiki, dont le relevé de bassin. Allongé au sol, les pieds sur le siège, celui-ci consiste à remonter le bassin et à décoller les fesses au maximum du sol. Enfin, quand le sportif ne s’appuie pas sur sa chaise, il fait, littéralement, sans. Adossé au mur, les pieds bien écartés, l’exercice de la chaise, justement, est un classique du genre. Celui de la répulsion triceps mérite lui aussi d’être connu. Comme son nom l’indique il fait intervenir les triceps. Plus que les biceps, ce sont eux qui donnent leur forme rebondie aux bras. Les mains posées sur le mur à hauteur des yeux, le pratiquant doit s’éloigner et se rapprocher du mur en sollicitant les bras, à la manière d’une pompe. Des exercices comme ceux-là, le net, des sites comme Fysiki, et désormais votre salon, en regorgent.

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Romain Gouloumès