SANTE – Un peu au dessus, ou un peu en dessous, la tension nous alarme vite sur notre état de santé. Petit guide pratique pour comprendre cette donnée parfois obscure.

Elle est l’une des valeurs clés du bon fonctionnement du métabolisme. La tension artérielle, c’est la pression exercée par le sang, une fois propulsé par le cœur, sur la paroi des artères. « Il est donc très important de la surveiller régulièrement. Trop élevée, c’est un facteur de risque qui peut entraîner insuffisance cardiaque et rupture d’anévrisme. L’hypertension est la première cause d’hémorragie cérébrale », met en garde le docteur Claude Le Feuvre, président de la Fédération française de cardiologie. Identiques chez l’homme et chez la femme, les seuils normaux varient selon le moment de la journée ou la pratique d’une activité sportive. La moindre émotion peut faire instantanément fluctuer la tension.

Surveillance régulière

La tension artérielle s’exprime à l’aide de deux valeurs : la pression systolique, exercée par la contraction du cœur, et la diastolique, générée par son relâchement. « Une tension normale au repos peut descendre jusqu’à 125 sur 75 millimètres de mercure (mmHg) [12/7, si on l’énonce en centimètres, unité la plus souvent utilisée chez le médecin]. L’exercice peut la faire monter de 180 à 200 », précise Claude Le Feuvre. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est considérée comme élevée « quand la tension systolique est supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou que la tension diastolique est supérieure ou égale à 90 mmHg. » Plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension dans le monde, indique l’OMS.

Aurélie Selvi