EXPLICATIONS - Avis aux amateurs de course à pied : surveiller son cœur est le b.a.-ba du joggeur. Pour se simplifier la tâche, le cardiofréquencemètre est un allié de taille.

«Prendre soi-même ses pulsations en courant n’est pas ce qu’il y a de plus pratique. Le cardio, c’est l’équivalent du compte-tours d’une voiture : il permet de savoir à quel régime on évolue», explique Alain Frey,  médecin du sport, en charge du département médical de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep). Le rôle de ce type d’appareil : calculer la fréquence cardiaque au cours de l’effort.

Connaître ses limites

Pour l’utiliser correctement, «l’idéal est de passer un examen pour connaître la cylindrée de son moteur», dixit le spécialiste. Un test d’effort, mené par un médecin du sport, qui permettra d’évaluer les capacités propres à chaque individu, en déterminant sa consommation maximale d’oxygène et ses seuils aérobie anaérobie, fourchette de fréquences cardiaques préconisées pour ses activités physiques (généralement entre 140 et 170 pulsations par minute).

Au fil du temps, le sportif pourra quitter les yeux de son cardio et se fier à ses sensations respiratoires. Jean-Jacques Menuet, médecin du sport, préfère parler « d’aérobie conversationnelle ». « Tant que le coureur peut parler, c’est qu’il est en aérobie et puise surtout dans ses lipides. Dès que cela devient compliqué, il s’approche de sa zone de ventilation maximale. Et quand il ne peut plus prononcer un mot, il est dans le rouge et ne doit alors travailler qu’en fractionné », explique l’expert, en charge notamment du suivi des cyclistes professionnels de l’équipe Sojasun.

 Aurélie Selvi

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