SÉLECTION – A glisser dans la poche, attacher à la ceinture voire au soutien gorge, les podomètres connectés se veulent de plus discrets espions que les bracelets intelligents. En vente à partir de 40€, ils sont aussi plus accessibles.

Trop voyants, trop imposants… les bracelets connectés peuvent ne pas être au goût de certains. En attendant les vêtements intelligents, quantité de trackers d’activités donnent le change, en réussissant à rester discrets.

Hapitrack met du bonheur dans l’automesure

hapitrackSous ces airs de Tamagotchi rondouillard, se cache un capteur au cœur tendre. Car le Hapitrack s’intéresse de très près à son porteur.  Pas un facteur n’échappe à son regard, de la distance parcourue aux humeurs. Oui, pour la première fois sur un objet connecté, l’utilisateur peut monitorer ses états d’âmes. D’une simple pression prolongée sur le bouton en forme de sourire, le moment, et son intensité, sont enregistrés pour la postérité.

A quoi cela peut bien servir? Les créateurs de ce curieux objet y voient un moyen de conscientiser ces petits et grands moments de joie qui font notre quotidien. Assurément atypique, le concept repose sur une partie technique autrement plus banale. Son design épais, l’écran monochrome et l’absence de connexion bluetooth, mais aussi d’application mobile, prédestinent l’objet au grand public plutôt qu’aux technophiles. Le prix, tout petit, est dans cet esprit. A 39,90€, le Hapitrack s’offre le sourire le moins cher de notre sélection.

39,90€, compatible Mac et PC 

>>> Nike+ Fuelband SE, Fitbit Flex, Jawbone UP... Vous préférez les bracelets connectés? Pas de problème, nous les avons aussi testés, et comparés.

 

Pulse, le plus petit des trackers et l’un des plus costauds

Le Withings PulseWithings a frappé un grand coup avec le Pulse. D'ailleurs, à sa sortie en juin dernier, nous ne tarissions pas d’éloges à son sujet. Quelques mois plus tard, le constat est toujours le même. Du haut de ses 8 grammes, le tracker d’activité reste une référence en matière de quantified self. A ce jour, il est le seul podomètre à inclure un altimètre et la prise du rythme cardiaque.

Ce n’est pas tout. Lors de LeWeb 2013, Withings a annoncé que le Pulse bénéficierait prochainement d’une mise à jour logicielle gratuite activant la fonction d’oxymètre de pouls. Dernier atout, et pas des moindres, le Pulse synchronise avec les derniers iPhone mais aussi avec les modèles anciens, dénués du Bluetooth 4.0. Pour tout dire, seule la mesure du sommeil ne nous a pas pleinement convaincus. Ah, si, petit comme il est, prenez garde à ne pas l'égarer...

99 €, iOS et Android

Terraillon s'essaye avec succès aux trackers d'activités avec Activi-T

Activi-TAvec Activi-T, Terraillon tente une incursion dans le monde des trackers portables. Pour cette première, le fabricant français ne fait pas de révolution et marche dans les pas de ses concurrents. En le portant, n’espérez pas apprendre autre chose que le nombre de pas et de kilomètres parcourus, ainsi que la quantité de calories dépensées correspondante. Activi-T se veut un capteur classieux, facile à prendre en main, et discret une fois qu’on l’a plongé dans sa poche. On salue d’ailleurs le choix esthétique plutôt audacieux, bien que le plastique extérieur n’inspire pas grande confiance.

Techniquement, rien à redire. Pour 70€, l’on était en droit d’attendre une synchronisation Bluetooth 4.0. Elle est bien là et supplée très bien à  l’absence d’écran, remplacé par une série de leds. Assez sommaire pour l’instant, il y a fort à parier que l’application mobile gagnera en pertinence à mesure que l’utilisateur y connectera des appareils. Car l’Activi-T s’insère dans un écosystème complet. Terraillon n’a pas ménagé ses efforts et développé une gamme de tensiomètre et pèse-personnes connectés. Une stratégie qui n’est pas sans rappeler celle de Withings, à des prix un tantinet radoucis.

70€, iOS (4S et suivants), Android à venir

Fitbit Zip ou le capteur des débutants

Fitbit ZipQu’il est petit ce Zip. Si petit qu’on a tôt fait de le perdre dans un pantalon, ou de l’oublier. Ceux qui le garderont sauf, en revanche, seront aux anges. Pour 60€ (45€ en cherchant un peu), ils mettront la main sur un capteur bluetooth de qualité et facile d’accès. Sa simplicité d’utilisation en fait d’ailleurs une parfaite porte d’entrée au monde l’automesure.

Fitbit a d’ailleurs un solide atout dans sa moche, sa communauté. Très accueillante, celle-ci est en outre un excellent facteur de motivation. A noter que le Zip ne nécessite pas de recharge. Pas besoin de penser à brancher le podomètre, la pile a une durée de vie de 6 mois.

60€, iOS (à partir du 4S) et Android

Fitbit One, une référence toujours d’actualité

Fitbit OneLe Fitbit One ne fait pas son âge. Commercialisé en 2012, c'est-à-dire une éternité dans le monde du high-tech, le grand-père des trackers d’activité n’a pas à rougir devant les petits nouveaux. C’est bien simple, le One compte les pas (distance et calories brûlées), les étages gravis, et surveille le sommeil. Loin d’être dépassé par ses petits congénères, il doit cependant affronter un concurrent de poids.

A prix identique, le Withings Pulse remplit les mêmes cases, en y ajoutant celle de la mesure du rythme cardiaque et, très prochainement, une fonction oxymètre de pouls. Tout n’est pas joué pour autant. Sur Internet, la balance penche plutôt en la faveur de Fitbit. Contrairement au Pulse, le One peut compter sur sa communauté de fidèles pour donner du sel à la compétition.

Compatible iOS (à partir du 4S) et Android, 99€

Sexy et passe-partout, la définition du Misfit Shine

Le capteur Misfit ShineOn peut le porter en bracelet, en brassière, à la ceinture et dans la poche. A la fois tout terrain et passe partout (on peut l’utiliser à la piscine), le Misfit Shine est un bijou, à tous les sens du terme.  Le design général de l’appareil mais aussi son application mobile, extrêmement léchée, témoignent de l’importance accordée à l’esthétique. Le summum de l’élégance est éteint au moment de synchroniser l’appareil. A la manière d’une soucoupe volante miniature, le Misfit Shine vient se poser délicatement sur l’écran du smartphone. Classe.

Mais, il y a un mais. Si beau soit-il, le Shine n’est pas parfait. Très simples, les donnés récoltées conviendront sans doute aux moins-technophiles d’entre nous, ou à ceux en quête d’un objet design et discret. Les autres regretteront le faible nombre d’activités reconnues et l’impossibilité de pouvoir importer les données d’autres objets ou applications. Difficile d’en vouloir à l’objet, tant il est beau.

120€, iOS (à partir du 4S) et Android

Romain Gouloumès