TENDANCE – Combinant savoir-faire horloger, autonomie et haute-technologie au service de la connaissance de soi, ces montres comptent garder une longueur d’avance sur les smartwatchs à écran, AppleWatch en tête.

De prime abord, elles ressemblent à des montres « classiques », mais elles donnent bien plus que l’heure. Sous son apparence très design, la montre connectée s’impose comme l’objet qui veut aider son utilisateur à se sentir mieux chaque jour.

Pas d'écran mais un cadran dédié au «quantified-self»

Qu’ils s’appellent Activité, Activité Pop, Nevo ou Horological Smartwatch, ces modèles proposent en effet la mesure de votre activité physique au quotidien : «Un capteur à l’intérieur de la montre va intégrer les données liées à votre activité et ces données sont analysées par un algorithme», explique Marie Loubière, responsable de la gamme horlogerie chez Withings.

En un coup d'œil, rien qu'en regardant un petit cadran qui est intégré dans la montre, l’utilisateur d’Activité peut voir quel son niveau d’activité du jour (de 0 à 100%) par rapport à un objectif prédéfini. « Le but, c'est de se rapprocher le plus possible de l'objectif de 10 000 pas par jour, seuil fixé par l'Organisation mondiale de la santé pour préserver son bien-être », précise le même interlocuteur.

Un objet qui doit rester beau et simple à utiliser

En consultant son smartphone, celui qui porte la montre reçoit également un rapport détaillé sur les distances parcourues, les calories brûlées, les différentes phases  du sommeil, etc.

«C’est que l’on appelle de l’adaptive coaching, précise Guido Benedini, le PDG d’Alpina. A partir des données recueillies par la montre et traitées par une application smartphone, vous recevez une série de recommandations sur quand faire de l'activité ou comment mieux se reposer.» Grâce à un objet équipé d’une batterie dont la durée de vie est de plus de deux ans.

«C'est juste… une montre»

Ces montres nouvelle génération veulent s’imposer grâce à une promesse : la montre connectée doit rester belle et très simple d’utilisation, a contrario des smartwatches qui multiplient les fonctionnalités, et dont l'autonomie dépasse rarement la semaine.

«La montre ne doit pas faire les mêmes choses que le smartphone, un objet qui sait faire plus et souvent mieux», analyse Guido Bendini. Ce que confirme Marie Loubière, qui précise : «Ce n'est pas un gadget de plus à intégrer dans sa vie de tous les jours. C'est juste… une montre.»

Alors que l’AppleWatch arrive en avril, les promoteurs de la montre connectée sont convaincus : ils auront le temps de s’imposer.