Bip bip. «Il est temps de se bouger!» Même pendant la rédaction de son test, la M400 ne relâche jamais son attention. Solidement arrimée au poignet, elle ne le quitte plus, ni après la séance de sport, ni au bureau et encore moins au lit. Ça change des autres modèles de montre de running que l’on reposait sitôt son footing achevée. Embrassant la mode du quantified self, la M400 se fait moniteur d’activité quotidienne, et même de sommeil. Une vigilance de chaque instant et, on le découvre, tout-terrain.

A l'aise sous la pluie et dans la boue

On lui a tout fait subir, ou presque. Confrontée à la douche matinale, à des entraînements pluvieux ou à une course à obstacle bien boueuse, la M400 n'a jamais défailli. On pouvait craindre que la trappe micro USB, sous le boîtier, ne fasse pas son travail d’étanchéité. Ces inquiétudes ont été rapidement balayées. De facture robuste, le bracelet, comme l’écran, ont été conçus pour durer.

Autre excellente surprise, l’autonomie. Avec seulement l’affichage de l’heure et le suivi d’activité en marche, la M400 tient deux bonnes semaines sur une charge. Dès que le GPS entre dans la partie, en revanche, la batterie accuse le coup. Deux sorties de 3 heures, avec le cardiofréquencemètre bluetooth, suffisent à avoir raison d’elle. Rien de très étonnant. Etant donné son prix (199,90€ avec la ceinture cardio), et ses fonctionnalités, le produit vise plus les sportifs débutants ou réguliers que les trailers aguerris.

Ces derniers s’étonneront peut-être du temps nécessaire à l’appareil pour capter le signal GPS. Selon la météo et le lieu, il peut se passer cinq bonnes minutes, le bras levé, avant qu’on ne puisse s’élancer. Il y n'y a pas péril en la demeure mais la TomTom Runner et la Garmin Forerunner 220, pour ne citer qu’elles, font mieux.

Un coach motivant au quotidien

Au menu des fonctionnalités, on est, là encore, dans le tout-terrain. Matérialisé par une barre qui se remplit quand on bouge, le suivi d’activité quotidien (pour rappel, l'OMS recommande d'effectuer tous les jours 10.000 pas pour rester en bonne santé) est un vrai plus pour qui peut porter la montre en continu. Celle-ci, malgré l’existence de différents coloris, reste un accessoire mode assez peu discret. Si vous ne vous en formalisez pas, la M400 est un camarade de travail très motivant. Les alertes d’inactivité, qui surviennent au bout d’une heure sans bouger, incitent vraiment à quitter son bureau pour aller se servir un verre d’eau ou simplement faire quelques pas.

Le suivi de sommeil est plus anecdotique. Le compte-rendu se contente des informations les plus basiques sans plus d’explication sur les champs «sommeil réparateur» et «sommeil agité». Le reste fait, là-aussi ,dans le classique, avec les catégories de sports usuelles (running, cycliste, sport outdoor/indoor. De nombreux autres disciplines sont disponibles sur Polar Flow) et un affichage largement paramétrable. L’utilisateur peut d’ailleurs personnaliser ses séances, de fractionné par exemple, directement sur la montre, même si le tableau de bord Polar Flow s’avère plus adapté à l’exercice.

L'application Polar Flow à perfectionner

S’il y a un terrain sur lequel Polar n’est pas encore tout à fait à l’aise, c’est la partie applicative. Bien qu’en version bêta, le site Polar Flow Web se révèle très fonctionnel et intuitif. C’est beaucoup moins le cas de son pendant mobile. Entre la complexité de la synchronisation, les bugs et autres problèmes de navigation,  la copie est à revoir. De guerre lasse, on se retourne vers la bonne vieille connexion USB… en attendant une éventuelle mise à jour. Il fallait bien laisser de la place à l’amélioration. Sur une solution à moins de 200€,  c'est un exploit qu'il n'y ait que ça.