EXPLICATION – Capteur qui permet de mesurer l’accélération et le déplacement, ce composant est présent dans les smartphones et la majorité des objets connectés.

Accelerometre_Tridim

En quelques années, la taille d’un accéléromètre est passée de celle d’un timbre poste à celle d’une tête d’allumette. Photo STMicroelectronics

L'objet fait la taille d’une tête d’allumette. On le retrouve dans les montres connectées, dans les traqueurs d’activité ou les smartphones… et c’est grâce à ce capteur que vous apprenez plein de choses. Combien de pas vous effectuez, combien de calories vous brûlez ou même si vous dormez bien.

Bienvenue dans le monde des accéléromètres tridimensionnels, qui suivent avec précision l’activité de leur porteur. Mais comment, précisément? «Un accéléromètre tridimensionnel comprend un système électro-mécanique et un morceau de silicium installé dans une cavité, explique Gildas Henriet, responsable marketing pour les capteurs chez STMicroelectronics. En fonction de l’accélération provoquée par le déplacement, le silicium va suivre le mouvement ».  Ce déplacement est alors mesuré : les informations sont transmises au smartphone et transformées, via des algorithmes ou des applications, en diverses données: nombre de pas, phase de réveil ou de sommeil...

Une technologie de plus en plus utilisée

Utilisés d’abord dans l’univers automobile –«C’est cette technologie qui permet le déclenchement d’un airbag en cas de choc», rappelle Gildas Henriet– les accéléromètres tridimensionnels ont pris une place importante dans notre quotidien en une dizaine d’années. Avec les smartphones (ils permettent d’aligner l’écran en format portrait ou paysage) mais aussi avec la console Wii de Nintendo, dont les manettes en sont équipées.

C’est d’ailleurs en constatant que le marché du jeu vidéo s’orientait vers la capture du mouvement que Yann Frachi, Pdg d’Ironova, s’est tourné vers cette technologie, pour créer le bracelet d’activité Iro. «C'est la plus courante, la moins onéreuse et elle permet d'accéder à des données précises. Quand une personne marche, il y a vraiment une signature dans la biomécanique du bras. Avec l'accéléromètre tridimensionnel, on travaille sur un signal 3D bien spécifique ».

Un capteur devenu central

Présents notamment dans les systèmes d’alarme ou les robots aspirateurs, les accéléromètres devraient bientôt être au cœur de tout un environnement de capteurs. «Avec un accéléromètre, un gyroscope (enregistrer la rotation) ou un magnétomètre (déterminer avec précision un mouvement réalisé), on se dirige vers la détection de contexte, conclut Gildas Henriet. Il n'y aura alors pas besoin d'indiquer à la montre connectée quel type d'activité vous allez commencer. Cela se fera tout seul.»