EDITO – Considéré en France comme l’interlocuteur de référence pour tout ce qui a trait aux objets connectés et à leurs usages, Emmanuel Gadenne est également l’auteur du «Guide pratique du Quantified self». Chaque semaine sur 20Minutes.fr, il apportera un éclairage sur un sujet de son choix. Dans son huitième billet, il prend l'exemple d'Ari Paluyan, pratiquant convaincu de l'automesure depuis plusieurs années.

C'est au travers des témoignages des pratiquants que l'on comprend mieux l'intérêt de la mesure de données personnelles : aujourd'hui découvrons le témoignage d'un pratiquant de longue date...

Ari Paluyan suit le sujet du Quantified Self depuis 2007. Au départ, sa motivation était de connaître sa condition physique générale, en dehors de son sport habituel, le tennis de table. Ari aime faire des tests sur lui-même. Il a utilisé un podomètre classique acheté dans la grande distribution car il souhaitait mesurer le nombre de pas qu’il faisait chaque jour et de manière précise. Mais il a trouvé que c’était pas pratique à utiliser. Ari a ainsi appris qu’il n’était pas si simple de quantifier de manière fiable son niveau d’activité en raison des contraintes liées à ses déplacements. Lorsque l’on prend les transports ou les ascenseurs, les podomètres bas de gamme ont tendance à comptabiliser des pas en trop. Au final, Ari a fini par abandonner cet outil.

A sa ceinture, Ari porte le Fitbit One depuis le 1er janvier 2013. Il a trouvé ce capteur très pratique. Il l’utilise exactement pour les mêmes raisons qu’en 2007 mais de manière plus poussée. Grâce à ce petit bijou de technologie,  Ari a pu enregistrer  précisément le nombre de pas qu’il fait chaque jour, les étages qu’il monte à pied, les kilomètres avalés et les calories dépensées. Grâce au fitbit One, Ari a appris que finalement, des petits changements dans sa vie quotidienne peuvent amener à de grands résultats. C’est ainsi qu’il fait évoluer ses objectifs en fonction de ses performances mais également aux travers de ses échanges avec la communauté des utilisateurs des produits Fitbit . Il n’a pas hésité à recommander ce dispositif à ses amis. Ari pense que chacun peut utiliser ce type d’objet connecté à son rythme et à sa manière même s’il n’est pas sportif. Bien souvent, c’est à travers une démonstration et une explication des nombreuses possibilités qu’Ari a réussi à intéresser son entourage. Même si toutes les personnes auxquelles il en a parlé n’ont pas nécessairement franchi le pas, Ari trouve que c’est tout de même encourageant.

Ari utilise aussi la balance Fitbit Aria pour mesurer son IMC (indice de masse corporelle) et son pourcentage de masse grasse. En tant que sportif régulier et assidu, il ne cherche pas à perdre du poids mais à le maintenir, notamment dans les périodes creuses où il a tendance à se laisser facilement gagner par le démon de la gourmandise. Cela lui permet également d’avoir des données dans le temps et de les analyser pour mieux se comprendre. L’utilisation du capteur et de la balance sont complémentaires. Ils lui permettent d’avoir des statistiques sur son niveau d’activité physique et des résultats sur l’évolution de sa santé. Pour compléter le tout, Ari utilise les applications TactioSanté et Runkeeper sur iOS.

Lorsque Ari est entré en contact avec moi sur Twitter, c’était, selon ses propres mots, parce qu’il avait lu mon “Guide Pratique du Quantified Self” et que mon livre l’avait séduit car il pratiquait déjà le Quantified Self sans en connaître les termes. A partir de là, il a souhaité mieux me connaître pour en apprendre encore plus sur le sujet et pourquoi pas apporter par la suite sa contribution dans ce domaine. J’ai été séduit par cette démarche qui changeait  des demandes que je reçois d'ordinaire...

Ari est curieux et a vraiment envie de se rapprocher des personnes actives sur le sujet Quantified Self à Paris, afin de voir si il peut construire quelque chose avec ces personnes... Et moi j’imagine que si vous lisez le magazine “Se Coacher” de 20minutes.fr vous pourriez aisément rentrer dans cette catégorie, non ?