RECIT – Imaginée par trois ingénieurs, la « petite clef magique » de la start-up Drust permet de baisser sa consommation de carburant et de mieux connaître son véhicule. Une idée audacieuse, développée il y a moins d’un an.

«L’histoire de notre projet, c’est celle de deux fils électriques qui se touchent ». Ancien ingénieur chez PSA Peugeot Citroën, Michael Fernandez, le PDG de Drust SAS, n’est pas spécialiste des moteurs pour rien.

Avec Pascal Galacteros et Florent Pignal, qu’il a rencontrés chez le constructeur automobile, il vient de développer Akolyt. «Un petit boitier qui donne des informations pour améliorer ma façon de conduire quand je suis au volant. Mais qui m’indique aussi quand je dois changer mes pneus, l'huile, les freins… en fonction de mon usage.» Tout ça grâce à un objet connecté installé dans la voiture, qui communique toutes ces informations sur le smartphone du conducteur.

Akolyt

Pascal Galacteros, Michael Fernandez et Florian Pignal, les créateurs d’Akolyt, un objet connecté qui est à la fois un coach et un assistant de conduite.

«La première fois que l’on en a parlé, c’était en avril 2014, autour d’une bière », se rappelle Michael. Florent Pignal évoque alors l’opportunité d'extraire des données techniques des voitures à partir de la prise diagnostic, que l'on trouve dans tous les véhicules depuis 2001.

C’est l’étincelle : pour les trois ingénieurs, mieux informer le conducteur serait un bon moyen de réduire la consommation de carburant. « La façon dont on conduit la voiture est cruciale. Si on agit là-dessus, on peut faire jusqu'à 30% d’économie ! ».

«Redonner confiance à l'automobiliste»

En juillet, Akolyt intègre le Camping, l’accélérateur de Start Up de Numa Paris (LIEN https://www.numa.paris). A la rentrée, Michael, Florent et Pascal fondent leur propre société, Drust SAS. Tout s’enchaine vite, « l'aventure a alors commencé sérieusement ».

Sérieusement ne veut pas dire facilement. « On s'est rapidement aperçu qu'il nous manquait des compétences. Pour développer l'application mobile, améliorer le design, lancer le marketing ».

En janvier 2015, une campagne de crowdfunding démarre. L’objectif – recueillir 30.000€ – est largement dépassé. Au terme de la campagne de financement participatif (le 16 mars), l’opération a rassemblé plus de 59.500€. La preuve que l’objectif de Drust est clairement compris.

«Redonner confiance à l'automobiliste»

«La mission qu'on s'est donnée, c'est de redonner confiance à l'automobiliste dans sa voiture, dans sa conduite et dans l'écosystème automobile. Pour plus de transparence», précise Michael Fernandez.

Drust, qui compte aujourd’hui six salariés, est désormais en phase de levée de fonds. La commercialisation devrait, elle, débuter à l’automne 2015.