Première astuce pour s’y retrouver, se fier à l’étymologie des mots. «Une assurance est le nom générique pour un organisme qui est possédé par les actionnaires. C’est encore le plus simple. Une mutuelle, elle, est possédée par ses assurés. Des socitéaires, donc, qui changent régulièrement», explique  Stanislas Di Vittorio, à la tête du comparateur Assurland.com.

Toujours bien réfléchir

Pour la suite, accrochez-vous, ça se complique. En effet, il existe deux types de mutuelles. «Il y a les mutuelles dites “IARD”, un acronyme qui correspond à “incendies, accidents, risques divers”. Elles concernent l’automobile et l’habitation.» Les autres mutuelles touchent le domaine de la santé ou sont spécifiques à des aires géographiques de la France.

«Enfin, la prévoyance, elle, est régie par le code de la sécurité sociale. Ce sont des assurances qui concernent principalement le décès ou l’invalidité.» S’il existe une protection de base fournie par l’Assurance maladie, ce contrat permet de compléter cette prise en charge afin d’alléger les charges de l'assuré ou de son entourage en cas d’accident de la vie. En bref, une rente ou une aide vient les mettre à l'abri financièrement.

Pour savoir à quoi souscrire, mieux vaut ne pas se ruer sur tous les produits disponibles sans réfléchir. «Pour une assurance habitation, je conseille d’abord de se poser de réfléchir à ce que l’on veut faire assurer. Quelle est la superficie du logement, son nombre de pièces et surtout, y-a-t-il des objets de valeurs à l’intérieur?», conseille Alexis Merkling, le porte-parole de la Fédération française de l’assurance (FFA). «Ce qui est toujours compris dans les produits de base, ce sont les catastrophes naturelles, les tempêtes, les dégâts matériels, les actes de terrorisme, le vol, l’incendie, les explosions, les dégâts des eaux.»

Les cas particuliers

De même pour faire assurer sa voiture. Inutile de dépenser trop pour un bien qui n’en vaut pas la peine. «Tout dépend de ce qu’on possède. Une petite voiture à Albi ou un gros 4x4 à Marseille», sourit Stanislas Di Vittorio. Même en ayant souscrit à un produit basique, il n’est pas impossible d’ajouter de petits compléments en fonction de sa situation. «Ça peut être bien d’ajouter une assurance scolaire par exemple, dans le cas où un enfant causerait des dégâts à un tiers à l’école. Ou une garantie accidents de la vie, qui comprend les accidents domestiques ou ceux survenus dans le cadre de loisirs», précise Alexis Merkling. Dans tous les cas, les comparateurs sur internet restent un bon moyen de faire ses repérages, puis d’aller en parler de vive voix avec un assureur avant de signer.

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