Cet hiver, FDJ a décidé de fixer un nouveau cap à sa Fondation, en lien avec les enjeux de la société française : contribuer à l’égalité des chances, grâce au jeu. En effet, le jeu favorise l’égalité. Il réunit tous les participants sur la même ligne de départ et tous les joueurs doivent atteindre le même but avec les mêmes règles. Mieux, le jeu rapproche, fédère et permet d’en apprendre plus sur soi-même et sur les autres.

Charles Lantieri, Directeur Général Délégué de FDJ et Président de sa Fondation d’entreprise revient sur les enjeux de ce positionnement et sur cette nouvelle page qui s’ouvre après un quart de siècle à promouvoir le sport solidaire.

Quel est l’objet de la Fondation d’entreprise FDJ ?

Elle a été créée en 1993, avec comme objectif d’être un vecteur d’intervention sociétale de l’entreprise. A l’époque, elle articulait principalement ses actions autour de la notion de sport solidaire, notamment au service des personnes en situation d’exclusion, du fait de leur situation sociale ou de leur handicap. Le sport est un bon moyen de lutter contre l’exclusion. Le budget de la Fondation est de 18 millions d’euros sur cinq ans, soit l’équivalent de 2000 euros par salarié du groupe FDJ et par an. Ce sont les valeurs de l’entreprise et de ses parties prenantes que nous voulons promouvoir par nos actions. Nous avons récemment décidé de fixer à la Fondation FDJ un nouveau cap et une nouvelle ambition.

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Pourquoi avoir fait de l’égalité des chances le nouveau cheval de bataille de la Fondation d’entreprise FDJ ?

A l’origine de ce tournant, deux constats. D’une part, les inégalités sociales, qui sont de plus en plus importantes, résultent souvent d’une carence scolaire ou culturelle. Or, selon les statistiques du Ministère de l’Éducation nationale, près de 10% de chaque génération se retrouve en situation de décrochage scolaire. Ensuite, l’irruption du numérique dans le fonctionnement de la société a exclu de fait une partie de la population, à savoir celle qui n’a pas été formée à l’usage du numérique (en dehors éventuellement d’une certaine pratique de réseaux sociaux). Ce qui accentue du même coup les inégalités. Contrairement aux idées reçues, ce problème ne concerne pas que les personnes âgées mais beaucoup de jeunes adultes. Le groupe FDJ a repositionné sa stratégie vers le numérique il y a deux ans et aujourd’hui la Fondation d’entreprise FDJ souhaite lui emboîter le pas dans son domaine d’intervention sociétale. L’égalité des chances vise à réduire les disparités et il s’agit d’un concept qui fait écho à l’activité même de l’entreprise, fondée par définition sur l’égalité des chances de tous ceux qui tentent leur chance à nos jeux.

L’action de la Fondation passe notamment par le soutien à de grands projets associatifs. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous avons lancé un appel à projet auprès de dix grandes associations sur la base d’un cahier des charges précis. Il leur fallait proposer des programmes servant l’égalité des chances par le jeu, avec de vraies perspectives d’impact social sur la totalité du territoire. Parmi ces dix prétendants, deux lauréats, sélectionnés par un jury composé d’administrateurs et de collaborateurs de l’entreprise, ainsi que d’acteurs extérieurs. Le programme Les Voyageurs du Numérique de l’association Bibliothèques Sans Frontières bénéficiera d’un million d’euros de subvention sur deux ans alors que le Réseau Étincelle va toucher 400 000 euros sur la même durée. Une troisième association, Coup de Pouce CLEM, « coup de cœur » des salariés de FDJ bénéficiera également de 200 000 euros. D’une manière générale, nous croyons beaucoup à la pédagogie par le jeu, qu’elle s’exerce via le sport, le jeu de rôles, le théâtre… Le jeu a par définition la vocation de donner sa chance à chacun.

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Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production pour Fondation d'entreprise FDJ