Le phénomène touche en moyenne un jeune sur sept en France, mais Sylvain Breuzard n’aime pas le terme « décrocheur », qui désigne ces adolescents ou jeunes adultes qui ont renoncé au système scolaire. Ce qui ne l’empêche pas d’être préoccupé par le problème. « Environ 1,5 millions de Français vivent cette situation, et on observe 100 000 cas supplémentaires chaque année, explique-t-il. Ceux qui ne trouvent pas leur place au collège ou au lycée se retrouvent bien souvent exclus. Sans emploi ni vie sociale. » C’est en partant de ce postulat que ce chef d’entreprise de 500 salariés dans l’informatique a décidé de fonder avec Olivier Vigneron l’association Réseau Etincelle, en 2010. « Vu l’ampleur du problème, il était préférable de contacter des mécènes pour fonder une association indépendante que de me baser sur ma fondation d’entreprise. Même si elle mène de nombreux projets autour de la jeunesse » précise celui qui a fait de « la lutte contre l’injustice sociale » son cheval de bataille.

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De l’alphabétisation économique

Le dispositif d’action de Réseau Etincelle ? Neuf journées de formation gratuites qui se déroulent en entreprise (étalées sur trois semaines) à destination de groupes d’une douzaine de jeunes. D’après son fondateur, l’association fait de l’alphabétisation économique. Notamment en dispensant des notions rudimentaires au fonctionnement de l’entreprise. « On part de leurs passions et on essaye de voir comment ils pourraient en faire un projet professionnel, appuie Sylvain Breuzard. Par exemple, on expose à un fan de manga qui pourrait potentiellement ouvrir une boutique thématique les problématiques RH ou de marketing inhérentes aux métiers du commerce. » Au cours de leur formation, les bénéficiaires de Réseau Etincelle rencontrent également des dirigeants d’entreprise qui partagent leur expérience. « On s’aperçoit alors que leur regard sur l’entrepreneuriat change complètement » ajoute le président-fondateur de l’association.

Augmenter de 25% le nombre de jeunes formés

A terme, le Réseau Etincelle compte augmenter de 25% le volume de jeunes formés par ses équipes. Un défi pour lequel elle peut désormais compter sur le soutien de la Fondation d’entreprise FDJ. Ce partenariat va d’ailleurs au-delà d’une seule aide financière. « La Fondation FDJ nous aide également sur l’évolution de nos outils pédagogiques. L’idée est d’aller vers toujours plus de ludification de nos ateliers » note Sylvain Breuzard. Chaque année, l’association a pris l’habitude de rappeler ses anciens participants pour prendre des nouvelles. Il s’avère que plus de 50% des jeunes sont soit en CDI, soit en CDD ou ont intégré une formation longue durée au cours des douze mois suivants. Comme quoi, il suffit parfois juste d’une petite étincelle.

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Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production pour Fondation d'entreprise FDJ