Qu’est ce qu’un référent handicap? Un salarié avec une mission. Celle d’accompagner et aider ses collègues en situation de handicap, qu’ils soient nouvellement embauchés ou en poste depuis trente ans. Un rôle méconnu mais nécessaire pour faciliter l’intégration et la vie quotidienne de millions de travailleurs.

Quel est leur travail?

Au-delà de la définition générale, le rôle du référent handicap dépend en grande partie de son poste. Il peut s’occuper de tâches très concrètes: «servir de lien entre l’employé et son manager, l’aider à mettre en place des aménagements de temps ou faciliter certaines démarches administratives», explique Christophe Lebarbier, directeur de département pour l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Mais le référent handicap est aussi amené à faire un travail de sensibilisation en entreprise. Ce sera à lui de porter un autre regard sur le handicap, d’expliquer «comment en parler et comment dépasser certaines idées reçues».

Qui sont-ils?

Pour exercer cette fonction, plusieurs stages existent. L’Afpa ou encore l’association OETH (Obligation d’emploi des travailleurs handicapés), en proposent. «Chez nous, il y a deux jours de formation puis un autre, six mois après afin que les participants puissent faire un retour sur expérience ensemble», raconte Marie Maas, responsable de projet pour OETH. Mais si, en théorie, tous les salariés peuvent se former, dans les faits «ce sont souvent des gestionnaires en ressources humaines, des managers ou des personnes en charges des conditions de travail», explique Olivier Roblain, chargé de mission direction entreprises pour l’Association de gestion du fond pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

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Pour quels avantages?

Le référent handicap permet à son employeur de disposer «d’une ressource unique, d’une personne qui possède un haut niveau d’information et qui peut répondre aux questions de ses collègues », détaille Olivier Roblain. Il peut aussi offrir à un salarié en situation de handicap, mais qui ne souhaite pas faire part de cette information à ses collègues, de l’aide et du soutien. «L’employé peut ainsi identifier une personne, qui n’est pas son supérieur hiérarchique. Dans ce cas, le référent a donc un rôle important d’écoute». Christophe Lebarbier insiste lui aussi sur cet aspect. «Ce n’est pas qu’un interlocuteur technique, c’est un interlocuteur de confiance.» Tenté par cette mission? Des formations sont disponibles dans toute la France.