Pour les personnes handicapées (PH) ou les seniors, l’insertion professionnelle n’est qu’une première étape. Après l’embauche, le maintien de l’emploi devient un enjeu déterminant. Celui-ci passe notamment par la qualité de vie au travail (QVT), c’est-à-dire le bien-être du salarié. Ce bien-être, il y a plusieurs manières de l’obtenir, à commencer par des postes de travail adaptés aux spécificités physiques du salarié.

«Nous concevons des claviers monomanuels pour les personnes atteintes de tremblements, des sièges adaptés pour celles qui ont des problèmes de dos, des souris adaptées pour celles qui ont des douleurs à l’épaule, énumère Jean-Marie Sorel, responsable commercial chez JPR International, fabricant spécialisé dans la bureautique adaptée au handicap. On travaille avec des ergonomes qui se rendent sur place, on fait du sur-mesure.»

Mais la qualité de vie va bien au-delà du confort physique. Il s’agit aussi de ne pas se sentir enfermé dans son job, d’être capable d’évoluer. Une perspective qui n’est pas toujours donnée aux PH et aux seniors. «La QVT englobe le bien-être et le bien-travailler ensemble, explique Céline Bou Sejean, consultante en développement professionnel au sein du cabinet Novéquilibre. Les PH sont principalement concernées par des problématiques d’évolution professionnelle et d’acceptation par leur entourage. Quant aux seniors, ils se sentent peu considérés et conjuguent souvent contraintes professionnelles et personnelles, notamment quand ils ont des ados à charge».

Journées découverte et séances d'accompagnement

Pour répondre aux besoins des premiers, employeurs et associations lancent des dispositifs comme les Journées découverte métiers, mises en places par l'Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés, (l'Agefiph) et Stef, qui permettent aux PH d’évoluer au sein de leur entreprise, voire de changer de métier.

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Côté seniors, des cabinets comme Novéquilibre proposent des séances d’accompagnement: «On les oriente vers de nouvelles formes de travail, on les aide à reprendre confiance en eux et à formuler un projet professionnel, explique Céline Bou Sejean, on les fait parler un maximum afin d’évaluer leur demande et de savoir comment ils perçoivent leur contexte». La finalité, conclut la spécialiste, c’est bien sûr qu’ils se sentent inclus dans leur environnement, mais aussi que leur entourage professionnel les traite avec bienveillance: «Il faut que le manager ait à l’esprit que des personnes perçues comme problématiques ne le sont pas en réalité.»