INVESTISSEMENT - Les villes de province sont plus attractives pour acheter et mettre en location.

La capitale devenant inaccessible pour les petits investisseurs, ces derniers se tournent vers les grandes villes de province, moins chères, mais tout aussi rentables.

Miser sur les périphéries

Avec un prix au mètre carré élevé et des loyers bridés par la loi Alur, Paris perd de son attrait en matière de rendement locatif et les investisseurs optent à présent pour la région. Cependant, ils ne veulent pas prendre de risques élevés.

«Pour un premier investissement, mieux vaut ne pas choisir un produit trop spéculatif, explique Laurent Prim, directeur général de 37 Capital. Il faut donc regarder les villes qui gardent une certaine pression démographique afin d’éviter les vacances entre deux locataires.»

Parier sur l’extension des villes permet aussi de s’assurer un bon rendement locatif et la perspective d’une plus-value à la revente. «On peut privilégier des quartiers excentrés qui sont en développement ou vont l’être, précise Nicolas Cretet, fondateur de N2C Conseil. Par exemple à Toulouse, on a la Tourmaline ou les derniers métros comme “La Vache“. Avec l’extension de la ville, ils sont de plus en plus intégrés.»

Même chose du côté de Montpellier où «une ville comme Castelnau‑le‑Lez s’intègre progressivement au reste de la cité», explique l’expert en gestion de patrimoine.

Rentabilité à deux chiffres

Pour louer facilement, la proximité des transports est essentielle. «Des villes comme Lyon, Nantes ou Bordeaux ont développé leurs réseaux. C’est important, surtout pour des petites surfaces destinées à des locataires jeunes, précise Laurent Prim. On peut notamment tabler sur les projections de tracés de tramway qu’on connaît 5, 10 ou 15 ans à l’avance.»

Mais entre rentabilité à court terme et plus-value à long terme, il faudra faire son choix ou du moins trouver un équilibre, c’est ce qu’offrent les grandes villes, notamment universitaires.

On pourra également s’intéresser aux cités plus petites qui ont connu une forte baisse de prix à l’achat. «On peut encore faire de la rentabilité à deux chiffres, ce qui est extrêmement rare. Cholet ou Angoulême, par exemple, s’achètent peu chères et offrent une rentabilité assez forte à court terme. Mais il ne faut pas espérer faire une plus-value conséquente à la revente», conclut Nicolas Cretet.

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