«On a l’habitude de parler du Grand Prix d’Amérique (GPA) comme du championnat du monde de trot attelé. C’est un titre officieux qui résume bien la course», lance Frédéric Schramm, rédacteur en chef de Tiercé Magazine. Et pour cause: la course, qui se déroule chaque dernier dimanche de janvier à l’hippodrome de Vincennes, réunit «les meilleurs chevaux et les meilleurs drivers du monde», remarque-t-il.

Encadre_GPA18 concurrents et 1 million d’euros d’allocations

Pour se qualifier aux "championnats du monde" de trot attelé, les chevaux (âgés de 4 à 10 ans) doivent d’abord participer aux «4 B comme on les appelle dans le milieu. Soit le Prix de Bretagne, le Prix du Bourbonnais, le Prix de Bourgogne et le Prix de Belgique». Les trois premiers de chacune de ces courses sont directement qualifiés au GPA (soit douze concurrents). Les vainqueurs du Critérium Continental et du Prix Ténor de Baune sont aussi qualifiés. Les quatre places restantes «seront accessibles aux chevaux les plus dotés», ajoute le spécialiste des courses hippiques.

Les 18 concurrents (au maximum) qui prennent le départ courent pour 1 millions d’allocations. Le gagnant se verra remettre 450 000 euros et 50% des droits d’entrés (billets à partir de 5€) tandis que les six suivants se partageront le reste de l’allocation. «C’est une course que tous les drivers, entraineurs et propriétaires de chevaux souhaitent remporter. L’enjeu est financier mais aussi de notoriété», commente Benoit Fabrega, attaché à la direction technique du Trot, la société organisatrice du Grand Prix d’Amérique.

«Une ambiance comparable à celle d’un stade de rugby»

Un driver et son équipe défilant lors du GPA 2017. CP: URMAN / SIPA

Un driver et son équipe défilant lors du Grand Prix d'Amérique 2017. CP: Urman / SIPA

Chaque année, environ 40 000 personnes se rendent à l’hippodrome de Vincennes pour voir la course. «L’ambiance est unique dans le monde hippique, comparable à celle d’un stade de rugby par exemple. Chaque cheval a son fan club en tribune et l’affluence est record», remarque Frédéric Schramm, avant d’ajouter: «Il y a beaucoup d’animations comme des défilés de drivers sur des voitures ou des motos, des cascades équestres, une course de poneys, etc. Des célébrités viennent aussi assister au spectacle.» Les novices ne sont pas en reste et peuvent parier «grâce à des bornes placées un peu partout».

Grand_Prix_dAmerique

Dernières remarques des pros pour bien comprendre la course du 28 janvier: «Cette année deux demi-frères (fils de Ready Cash, quatrième cheval le plus riche de l'histoire des courses et excellent reproducteur) sont favoris: Bold Eagle et Readly Express (un français et un suédois). Ça va mettre un peu de piment lors de cette édition», selon Frédéric Schramm. Pour le directeur technique, «si Bold Eagle remporte la course, il rejoindra le cercle très fermé des chevaux ayant remportés trois fois le GPA. Pour le moment ils ne sont que quatre. Ce serait la belle histoire de cette prochaine édition». Mais le trotteur français aura un concurrent de taille: Twister Bi «qui vient de reporter l’équivalent du Prix d’Amérique aux Etats-Unis», ajoute Benoit Fabrega. Avec autant de challenge, le spectacle est garanti.


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