FKJ, Zimmer, Darius, Kartell, Dabeull... Ils sont tous chez Roche Musique. Ou plutôt avec Cézaire. De son vrai nom, Jean Janin, il les a regroupés autour du label indé parisien qu’il a lancé en 2012. Quatre ans plus tard, il sort son premier EP, Seize the day. Dans leurs locaux du 11ème arrondissement de Paris, retour sur des débuts aux nombreux visages.

Retour d’expérience

«Avant de créer Roche Musique, je touchais un peu à tout: blog, booking, événementiel, marketing, production… Et j’adorais l’univers de la scène.» Il se dit alors qu’il doit choisir une spécialité après des passages au magazine Wad, au blog Boule à facettes ou encore son expérience d’ingénieur son à l’Alhambra. «En lançant un label, cela me permettait de continuer à toucher à tout, constate-t-il. Même si aujourd’hui, je suis directeur artistique et producteur.»

@frenchkiwijuice at @welovegreen festival last week end.💙 Photo by @math.lch

Une photo publiée par Roche Musique (@rochemusique) le

Car Cézaire apprend vite qu’il faut s’entourer des bonnes personnes et déléguer. «Je n’étais pas très organisé, j’ai appris la rigueur et il y avait beaucoup de gens qui m’aidaient.» Ces quatre premières années, Jean Janin les a déjà bien analysées: «Il faut avoir un sens des priorités, bosser efficacement et aussi avoir une meilleure hygiène de vie… C’est fini les after!»

Multiples références

Originaire de la Touraine, il découvre les clubs en arrivant à Paris. «Je me suis pris une grosse claque.» Avant de plonger dans la musique électronique, Jean écoute beaucoup de jazz et d’opéra grâce à son père. «Je tâtais du synthé enfant, j’ai fait du solfège aussi pendant 2 ans et mes parents m’ont inscrit à des cours de clarinette même si je voulais faire de la batterie», souffle-t-il.

Sunny day in Paris with the whole Roche Musique team !

Une photo publiée par Roche Musique (@rochemusique) le

Mais sa passion numéro 1 de l’époque n’est pas la musique, c’est le basket. «Je ne jurais que par ça au lycée et par la culture du hip-hop qui allait avec.» En parallèle, ses profs le poussent vers la musique où il était «très bon». Sur le blog Boule à facettes basé à Tours et Paris, il propose des sons  différents, écoute beaucoup d’électro et de house, suit Ed Banger.

Héritage et vision

A ses débuts, on qualifiait beaucoup Roche Musique de relève de la French Touch. «Aujourd’hui, on en est assez éloigné, c’est plus rave mais il y a toujours ce côté disco et black music, estime son fondateur. On a aimé cette époque et on y est peut-être associé car on s’exporte à l’étranger.» A propos de sa propre musique, Jean Janin s’y consacre vraiment depuis deux ans.

A ceux qui trouvent que ce premier opus arrive tard, il explique simplement: «Je voulais apporter quelque chose auquel je crois.» Seize the day tend plus vers le cinéma que la musique de club. «C’est exactement ce que j’avais envie de faire.». Le producteur prend alors l’exemple de Diplo qui a monté son label avant de sortir des bons albums. «Je suis plus dans cette optique.»

Quant à l’avenir du label, son fondateur avoue sans problème que «l’ambition vient avec l’âge». «On a une meilleure vision et on connaît mieux le milieu désormais.» Pour autant, il ne s’attendait pas à une telle progression. C’est pour ça qu’il revoit les objectifs à la hausse. Et par souci d’hyperactivité: «Quand je ne fais rien, je ne suis pas bien. C’est mon esprit de sportif, il faut s’entraîner pour devenir meilleur.» Entre un documentaire sur le label, l’anniversaire de Roche Musique le 8 juillet, une marque de vêtements en cours de préparation et les premiers albums de FKJ et Darius, l’entraînement de l’équipe Roche Musique semble tout à fait productif.

En concert le 13 août au festival Crossover à Beaulieu sur Mer, le  14 août au Positiv festival à Marseille et le 24 septembre au Wevibes festival à Paris.