On avait très bien commencé 2016 grâce à leur premier EP, You’re mine, sorti en janvier dernier. Six mois plus tard, la pop-folk de Lola Marsh a brillé sous le soleil tapant sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris lors du festival Fnac Live. «On dirait Lana del Rey», peut-on entendre dans le public. La comparaison est facile. Avec sa voix éraillée, Yael Shoshana Cohen s’impose par sa présence magnétique. Difficile de la quitter des yeux quand elle interprète les titres comme si elle les chantait depuis toute petite.

Une rencontre et de l’expérience

Pourtant, elle a rencontré sa paire, Gil Landau, il y a seulement quatre ans à Tel Aviv. «On se connaissait déjà un petit peu, mais à la soirée de mon anniversaire, Yael s’est mise à chanter et on s’est dit qu’il fallait absolument faire de la musique ensemble», se souvient le multi-instrumentiste. «Au début, on était un peu embarrassé, comme quand tu rencontres quelqu’un pour la première fois», ajoute la chanteuse. La gêne a vite laissé place à la création puisqu’ils composent dans la foulée leur première chanson.

En même temps, ni l’un, ni l’autre n’en était à son coup d’essai. Gil jouait dans un groupe de rock psyché, The Butlers, pendant plusieurs années et Yael a étudié la musique, écrit des chansons depuis son enfance et chantait dans des cabarets. Elle participe même à The Voice en Israël lors des débuts de Lola Marsh où elle a interprété… Video Games de Lana del Rey. «C’était une bonne expérience, j’y allais surtout pour m’amuser. J’étais plus âgée que les autres candidats et plus sûre de moi car j’avais un projet à côté.»

Un éventail d’influences

Au bout d’un an et demi, le duo veut s’agrandir pour avoir un vrai groupe sur scène. Pour Yael, «les chansons avaient besoin d’un ensemble pour les accompagner, c’était parfois difficile d’être à deux». Le binôme y trouve aussi un nouveau souffle même si «tout nous inspire». En premier lieu, la ville de Tel Aviv où ils habitent. «Contrairement à Gil qui y a grandi, je viens d’une petite ville à côté. J’étais tellement heureuse quand j’y suis arrivée, s’enthousiasme Yael. On y trouve beaucoup de cultures différentes, des jeunes dynamiques, tout y est très diversifié.» «Par exemple, tu peux aller écouter des musiques traditionnelles, du jazz, du rock mais aussi de l’électro, de la techno», enchaîne Gil.

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Une vidéo publiée par Lola Marsh (@lolamarshband) le

Lola Marsh aime définitivement l’éclectisme. En guise de références, ils citent dans la même phrase Suzann Stevens, Led Zeppelin, Elvis Presley, Edith Piaf… Et leur musique ne semble pas avoir de frontières. Outre-Atlantique, le groupe cumule déjà plus de 3 millions d’écoutes sur Spotify. Depuis le printemps, ils jouent à travers l’Europe, notamment en Allemagne. Ils ont donné trois dates dans l’Hexagone, une «bonne expérience où le public dansait facilement».

Il ne reste plus qu’à attendre leur premier album, prévu pour janvier 2017. «Nous sommes en train de le finir, c’est un peu la course avec la tournée en même temps mais c’est notre but et on s’estime très chanceux», souligne Gil. Ce premier opus compilera leur travail accompli ces dernières années et des nouveautés. «Il sera plus sauvage que l’EP et devrait vous faire rêver», sourit Yael avec malice. On ne demande que ça.

En concert le 11 novembre à Ris Orangis, le 14 novembre à Paris et le 15 novembre à Lyon.