Ils n’ont pas encore 20 ans, mais ont déjà tourné dans toute l’Europe. Originaire de Mulhouse, Last Train a sorti son 1er EP Cold Fever en juillet dernier. Depuis, Jean-Noël (chant et guitare), Julien (guitare), Tim (basse) et Antoine (batterie) enchaînent les dates avec énergie. Retour sur un groupe qui a presque 10 ans et créé son propre label, Cold Fame Records.

Vous avez fondé Last Train en 2005 quand vous n’étiez encore qu’au collège, qu’est-ce qui vous a décidé à monter un groupe?

Julien: Quand on avait 15 ans, on jouait surtout pour le plaisir. Petit à petit, c’est devenu plus sérieux et l’année dernière, on a fait une grosse remise en question sur notre musique. On a choisi de faire un truc sérieux et de le faire à fond. On a sorti ensuite notre 1er EP, notre 1er clip et fait notre 1ère tournée dans la foulée.

Dans une indépendance totale…

Jean-Noël: C’es vrai qu’on a monté tout le projet nous même: la production, la promo, les clips… C’était beaucoup de travail étalé entre 6 et 8 mois.

Tim: Nous voulions le faire selon nos conditions, mais nous ne sommes pas en opposition avec les labels. On souhaitait montrer ce qu’on savait faire, faire nos preuves.

Comment étiez-vous à vos débuts?

Antoine: Nous avons toujours joué ensemble et ce, très tôt. Au départ, c’était vraiment pour s’éclater.

Tim: On kiffait, c’était le bordel!

Jean-Noël: Mais ça ne l’est plus depuis 2014, on assume maintenant! A l’époque, on se cherchait. On était une éponge de tout ce que nous écoutions, nos goûts ont évolué depuis.

Vous avez toujours fait du rock en anglais?

Tim: Pour ma part, j’ai toujours écouté du rock anglais. On aurait pu faire de l’électro (rires)! Mais on voulait faire ce qu’on aime.

En concert, vous avez une énergie assez débordante. Qu’est-ce que vous cherchez à dégager quand vous êtes sur scène?

Jean-Noël: Il faut qu’il se passe quelque chose parce que c’est nous qui jouons. Les morceaux sont assez simples et accessibles, mais il doit y avoir une interaction, quelque chose de singulier quand nous sommes en live.

Tim: Ce ne sont pas seulement des morceaux de musique et de la puissance, on doit faire passer de l’émotion.

Et comment ça se passe en studio?

Antoine: On enregistre comme sur scène! Nous sommes tous les quatre ensembles et comme en concert, il se passe un truc.

Tim: On aime bien aussi enregistrer mais on kiff par-dessus tout la scène.

D’où vous vient cette énergie folle?

Julien: Il y a une sorte d’exutoire mais c’est arrivé sur le tard. On a tellement galéré quand on s'est lancés. Quand on est tous sur scène et qu’on part dans la même direction, il se crée une alchimie, un moment de communion. La scène est notre lieu de vie.

Antoine: Nous bougeons de la même façon, c’est assez spontané et honnête.

Julien: Tant qu’on casse tout, on aura cette alchimie. Ca sera bon signe!

Comment ça se passe quand vous commencez à créer un nouveau titre?

Tim: ll y a toujours l’un d’entre nous, c’est souvent Jean-Noël, qui ramène une mélodie. Chacune rajoute ensuite son grain.

Jean-Noël: Nos morceaux pourraient être joués par n’importe qui mais ce qui fait leur force, c’est que c’est nous qui les portons.

Qu’est-ce qui vous fait rêver dans ce qui vous arrive?

Jean-Noël: On va partager la scène avec Black Rebel Motorcycle Club au festival Musiques en stock! Et on va jouer dans de nombreux festivals qu’on aime.

Tim: Jouer au Chien à Plumes, c’est fou!

Y a-t-il d’autres festivals où vous aimeriez jouer?

Julien: Ca serait top de faire Rock en Seine et les Vieilles Charrues…

Vous ne ressentez aucune appréhension avec toutes ces dates?

Jean-Noël: On a forcé les choses pour en arriver là, on l’a cherché et on a qu’une envie: ne faire que ça.

Tim : Parfois, on est crevés d’enchaîner les dates mais on fait du rock!

En concert le 28 avril au Printemps de Bourges, le 24 mai au Fimu à Belfort, le 12 juin à Meluzik à Lusignan, le 13 juin à Saonorités, le 19 juin aux Saisons Electriques de Béziers, le 2 juillet à Musiques en Stock à Cluses, le 8 août au Chien à Plumes.