Avec 220 dates au compteur et un premier album électro-pop, Times, qui sort à la rentrée, les quatre membres d’Hyphen Hyphen ont largement dépassé les frontières de Nice où ils ont fait leurs premières armes.

Habitez-vous toujours à Nice?
Santa: On essaie de repousser la date inévitable où l’on devra déménager. Notre projet commence à marcher et on doit monter tout le temps à Paris. Et Nice commence un peu à nous étouffer. Il n’y a pas assez de choses qui s’y passent.

Comment le groupe est-il né?
Santa: Puss et moi, on se connaît depuis tout petit. On habitait à Beaulieu-sur-Mer. On a rencontré Zack et Line au lycée Masséna de Nice.

Où se passaient les répétitions?
Santa: Elles se déroulaient dans le salon des parents. On n’avait pas peur du bruit ! Il existe bien un studio de répétition dans le coin, mais qui coûte une fortune.

Et les premiers concerts?
Line: Avant l’arrivée de Zack, on a joué dans une sorte de bar punk « Le tapas ». Notre premier concert à quatre, c’était pour un tremplin à la Black Box de Nice.
Santa: On a beaucoup joué au Volume, à Nice. C’est une belle cave, un des seuls endroits où il règne un peu d’hystérie.

Comment vous-êtes vous exporté?
Santa: Après plusieurs tremplins, on a joué au Lino Ventura, la plus belle salle de Nice. On a fait des premières parties de Gaëtan Roussel, Lilly Wood & The Prick… Le directeur artistique de la salle est devenu notre manager. On a trouvé un tourneur, c’est comme ça qu’on a pu sortir de Nice et faire plus de 200 dates après notre premier EP.

Quelle zone préférez-vous à Nice?
Santa: Le Coco Beach, où nous avons enregistré les voix de notre album Times. C’est un quartier assez fêtard, encore un peu isolé, où l’on trouve les plus belles plages et criques de Nice.

Est-ce une ville idéale pour lancer un groupe de rock?
Puss: Les scènes de musique actuelle sont peu nombreuses et mal exploitées. Mais cette galère nous a donné la rage de réussir.
Santa:  Si ce n’est pas la ville idéale pour jouer, elle l’est pour composer. Nice nous a considérablement inspirés par ses paysages grandioses. On y reviendra forcément, tôt ou tard. À Paris, il n’y a pas le soleil et la mer. La ville parfaite, ce serait Los Angeles.

En concert le 3 juillet au festival des Nuits Carrées à Antibes; le 4 juillet au Rock Island à Marseille; le 12 juillet aux Francofolies à La Rochelle; le 18 juillet au Big Festival à Biarritz; le 5 septembre au festival Origin’Al à Carcans; le 25 septembre au festival Détonation à Besançon et le 2 octobre au festival Zikametz à Metz.