Tout est dans le nom. «Holy» pour le sacré, «two» pour le duo. Car il y a bien quelque chose d’envoûtant dans la musique de ce jeune groupe lyonnais. Une fois écouté, leur titre Undercover girls entre dans votre tête pour ne plus en sortir. Elodie et Hadrien ensorcellent avec une voix particulièrement puissante et une marque de fabrique pop, parfois sombre et souvent rock.

Rencontré quelques heures avant leur concert parisien au Pop-Up du label et quelques jours avant leur passage au Printemps de Bourges, le duo semble serein. Signé chez Cold Fame Records, le jeune label du tout aussi jeune groupe Last Train, Holy Two a dévoilé A lover’s complaint à l’automne dernier. Et compte bien le défendre le plus possible.

Actu: en tournée et sélection aux Inouïs du Printemps de Bourges

Elodie: On ne s’ennuie pas! Ce qui est vraiment cool, c’est qu’on joue dans des petits bars comme dans des plus grandes salles. C’est exactement ce qu’on veut faire : jouer pour différents publics. Et pour les Inouïs, on ne s’y attendait pas du tout. On se disait que c’était déjà top d’aller à la sélection Rhône-Alpes. C’est une belle surprise.

Hadrien: On a un peu la pression mais on s’est bien préparés. Rien n’est perdu de toute façon. Nous sommes à la moitié de notre tournée et c’est super. On a revu l’ensemble de notre set et on fait participer le public. Par exemple, on a demandé quelle reprise il souhaitait qu’on joue ce soir sur Facebook, Twitter et Instagram. On va donc faire Sorry de Justin Bieber!

Genre: electro-pop

Elodie: C’est assez dur à dire et on n’aime pas trop ça car on propose quelque chose de très différent entre le live et le studio. Nous sommes plus rock sur le premier, mais on peut dire que c’est de l’electro-pop!

Influences: de Led Zep à Flavien Berger

Hadrien: Il y a plutôt des groupes qui nous ont marqués mais pas forcément influencés. J’écoute beaucoup de rock, bien énervé. Je peux citer Led Zeppelin, Pink Floyd et mon premier album acheté, c’était Radiohead. Et plus récemment, j’aime beaucoup Grand Blanc.

Elodie: Ce n’est pas facile à dire car il y a beaucoup de choses qui peuvent nous influencer inconsciemment. Pour ma part, j’écoute beaucoup de hip-hop et si je devais parler d’un artiste actuel, c’est Flavien Berger.

Formations

Elodie: Je n’ai pas pris de cours de chant jusqu’à la semaine dernière grâce au dispositif des Inouïs du Printemps de Bourges. J’ai fait du violoncelle pendant onze ans. Je détestais les cours de solfège et le Conservatoire donc je suis allée ensuite dans une école où on jouait de tout, c’était génial.

Hadrien: J’ai pratiqué le cor d’harmonie et j’ai aussi eu du solfège. Je me suis construit au fur et à mesure, j’ai découvert la basse ensuite.

Rencontre: en 2013

Elodie: On s’est découverts à l’école d’architecture il y a trois ans. J’ai toujours fait de la musique dans mon coin mais tout le monde me disait que je chantais mal. J’étais fascinée par Hadrien qui avait déjà un groupe de musique à l’époque.

Hadrien: On a eu envie de créer quelque chose ensemble. On a une énergie commune. On a commencé d’abord par des reprises avec le violoncelle puis on est passé au piano-voix. Ça nous a permis de forger notre style. On y prend beaucoup de plaisir.

Composition

Elodie: C’est très aléatoire. Pour le premier EP, on travaillait tout le temps ensemble chez moi.

Hadrien: Désormais, on s’envoie tout le temps des sons et ça part ensuite d’une impulsion. On bosse pas mal dans le train ou dans le van.

Elodie: Vu que nous sommes toujours étudiants, on n’a pas de moments dédiés à la musique alors on travaille dès qu’on a du temps libre.

Scène

Elodie: Pendant longtemps, on proposait nos titres de manière identique en live qu’en studio. Rémi nous a rejoints entre temps et maintenant, on se fait vraiment plaisir. On a tout revu.

Hadrien: On veut vraiment proposer autre chose lors des concerts.

Projets

Elodie: On veut faire le plus de dates possibles d’abord. Faire un album serait plus compliqué car il  y a plus de risques. Même si on a déjà plusieurs morceaux qui prennent forme. Notre premier EP était electro-pop, le deuxième plus rentre-dedans. L’album sera peut-être encore différent, moins punchy et plus sombre.

Hadrien: Au final, on aime bien les prises de risques.