IMAGE – Les stéréotypes ne manquent pas dans le monde industriel. Notre top 5 des plus fréquents qui mènent la vie dure à la réalité de ces métiers.

logo-semaine-industrieIl faut être un homme pour travailler dans l’industrie

«Métiers d’hommes», «besogne de mecs», «monde masculin», la liste des termes pour dire que l’industrie n’est pas féminine est longue. «Ce ne sont pas des métiers réservés aux hommes», répond immédiatement Yves Fiorda, vice-président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) quand on l’interroge sur les clichés liés à l’industrie. «Les femmes font même du management, elles accèdent à toutes les fonctions beaucoup plus facilement. Elles sont de plus en plus nombreuses à être chef d’entreprise», ajoute-t-il.

Il faut avoir de gros bras

Pénibilité, robustesse, muscles, les critères physiques ont bon dos dans l’industrie alors que les métiers se sont allégés. «On pense aussi que ce sont des métiers difficiles physiquement alors que c’est devenu très automatisé», rappelle Catherine Beudon, responsable social, emploi et formations à l’Union des industries chimiques (UIC). Pour certains métiers, la minutie a même pris le pas sur la force. Yves Fiorda, vice-président de la  FIM se souvient d’un exemple à Saint Nazaire où les femmes excellaient dans les métiers de la soudure grâce à leur précision. «Les engins dans le BTP se conduisent depuis le bout des doigts», ajoute André Marcon, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).

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Il faut faire toujours les mêmes tâches à des horaires pas possibles

Pour Catherine Beudon de l’UIC, «le travail n’est pas répétitif car nous transformons la matière». Très autonomes, les salariés de l’industrie ont des fonctions très différentes. «L’industrie est aussi très liée au travail posté avec des horaires décalés alors qu’il y a de moins en moins de système en 3/8», insiste André Marcon de la CCI. Ces temps de travail réaménagés permettent de mettre fin avec cette image d’incompatibilité avec sa vie personnelle. «Et certaines femmes apprécient parfois d’avoir leur après-midi de libre», prend exemple Françoise Diard, responsable de l’Observatoire des métiers de la métallurgie.

Il faut aimer la saleté

«Quand on pense à l’industrie, c’est tout de suite l’image du bleu de travail qui est noir à la fin de la journée qui est évoquée», déplore André Marcon, président de la CCI. Avec les différentes réglementations en termes d’hygiène, les usines ne ressemblent plus vraiment à celles des années 1950. Pour Yves Fiorda de la FIM, «elles sont propres et respectent de plus en plus l’environnement.» D’autant plus que les conditions de travail ont bien changé: «Elles se sont améliorées et automatisées», précise Françoise Diard de l’Observatoire des métiers de la métallurgie.

Il faut subir le regard des hommes

«Les mentalités ont évolué. C’est un travail d’équipe où il n’y a pas de place pour les discriminations», soutient Yves Fiorda, le vice-président de la FIM. L’intégration des femmes dans les métiers de l’industrie n’est pas un problème car «tous les acteurs du secteur sont d'abord des passionnés».

Colette Dupuis

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