Ambassadeur de BlaBlaCar depuis plusieurs années, vous venez d’intégrer le bataillon des utilisateurs de Ouicar. Conducteur sérieux, ponctuel et sociable sur le site de covoiturage, vous êtes pour l’instant un inconnu sur la plateforme d’autopartage.

Les échanges se font sans intermédiaire dans l’univers de la consommation collaborative: pour pouvoir exploiter ces services de partage, inspirer confiance est la clé. Mais cette exigence peut parfois relever du parcours du combattant. D’autant qu’une réputation se construit au fil des échanges. Chaque inscription est un nouveau départ.

Rendre visibles toutes les évaluations

Socle d’une consommation collaborative en pleine explosion, la confiance est le cheval de bataille de Famust . Ce service vous propose de maximiser vos chances de collaborer avec les utilisateurs de plateformes collaboratives.

«Les informations que vous avez indiquées sur chaque site où vous êtes inscrit, nous les regroupons pour vous créer un profil unique. L'idée est de les rendre accessibles en un clin d’œil», affirme Benoit Allibe, co-fondateur de ZenWeShare, l’entreprise qui a lancé l'agrégateur numérique en 2014.

Peaufiner sa réputation

Vitrine de la réputation en ligne, Famust permet au consommateur collaboratif de valoriser son historique. «Synthétisés, commentaires et évaluations laissés sur chacun des sites collaboratifs se partagent facilement. Grâce à une URL, vous pouvez poster le lien sur toutes vos annonces», précise Benoît Allibe.

Mais l'historique de réputation n’est pas le seul pilier de la confiance entre particuliers. Pour se constituer son passeport numérique, abandonnez les pseudos Tiboutchou ou Camdu08 et n'hésitez plus à justifier de votre identité en toute transparence. «L’époque de l’anonymat comme aux débuts d’eBay, c’est terminé», continue Benoit Allibe, dont la start-up a noué des partenariats avec quatre plateformes de partage, dont le réseau social de proximité Mon P’ti Voisinage.

«Montrer patte blanche»

David Rouxel, co-fondateur de cette plateforme de coup de main entre voisins, explique: «Chez nous, il faut montrer patte blanche». Le partenariat avec Mon P’ti Voisinage s’est d’ailleurs fait tout naturellement. La proximité, chère au réseau social local, découle du besoin de savoir qui est la personne avec qui l'on échange. Selon Benoit Allibe «la confiance se tisse plus facilement au sein d’un petit éco-système comme le quartier».

Utilisateur de plusieurs sites collaboratifs, Eric Boniface témoigne: «Je suis adepte de airbnb et BlaBlaCar depuis plusieurs années. Plus récemment, je me suis inscrit sur la plateforme de location de voiture entre particuliers Drivy. Mon profil de petit nouveau, sans évaluation, suscitait de la réticence. Du coup, j’ai renvoyé les gens sur mon profil Famust pour les rassurer. Très rapidement, j’ai pu louer une voiture». Alors que la confiance se cultive pour pouvoir continuer à échanger, sera-t-elle «la monnaie du XXIème siècle», comme l'affirme Rachel Botsman, auteure de «La montée de la consommation collaborative»?

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